Toute l'actu en bref

Le président du Panama Juan Carlos Varela (à droite) serre la main du prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz (au centre) sous le regard du Bâlois Mark Pieth.

KEYSTONE/AP/ARNULFO FRANCO

(sda-ats)

Quatre semaine après la publication des Panama Papers, une comission d'experts s'est mise au travail pour réviser le droit et les finances du petit pays. Un Suisse en fait partie, le professeur de droit pénal bâlois Mark Pieth, expert de la lutte anticorruption.

Cet aréopage de sept membres doit élaborer des propositions pour éviter qu'à l'avenir la place financière panaméenne ne puisse être utilisée pour effectuer du blanchiment d'argent ou des affaires illégales, a déclaré vendredi son président Juan Carlos Varela en créant officiellement cette commission.

Outre Mark Pieth, le groupe comprend également le Prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz et l'ancien président panaméen Nicolás Ardito Barletta. Il doit présenter ses recommandations dans les six mois.

Le 20 avril, en visite à Tokyo, M. Varela avait assuré que son pays entendait être à la pointe d'un mouvement global en faveur d'une meilleure transparence financière à la suite du scandale des Panama Papers.

Les quelque 11,5 millions de documents du cabinet d'avocats panaméen, dévoilés au début avril par une centaine de médias dans le monde entier, ont mis au jour un vaste système d'évasion fiscale impliquant de hauts responsables politiques, sportifs ou milliardaires. Le scandale a provoqué l'ouverture de nombreuses enquêtes dans le monde et conduit le Premier ministre islandais et un ministre espagnol à la démission.

sda-ats

 Toute l'actu en bref