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Albert Kriemler ne pense pas à déplacer les ateliers d'Akris hors de Suisse, loin des racines de la société à Saint-Gall (archives).

Keystone/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Le directeur artistique d'Akris, le Saint-Gallois Albert Kriemler, a reçu en septembre à New York le Couture Council Award of Artistry of Fashion, comme Karl Lagerfeld ou Oscar de la Renta avant lui. Sa marque réalise 50% de son chiffre d'affaires aux Etats-Unis.

Outre-Atlantique, des femmes de pouvoir et du gotha, comme Michelle Obama ou Condoleezza Rice, s'habillent chez Akris. "Il y a finalement assez peu de créateurs qui sachent à la fois dessiner un prêt-à-porter qui soit l'expression de leur univers créatif et habiller des femmes d'affaires de jour", explique Albert Kriemler, dans une interview au Temps parue samedi.

La grand-mère d'Albert Kriemler, Alice Kriemler-Schoch (d'où Akris), fonde à St-Gall en 1922 un atelier de couture qui fabrique des tabliers pour les auberges, boulangeries et boucheries, notamment. Le designer et son frère lui donnent un nouveau souffle au début des années 1990 et font de "cette marque surtout connue des mères et des grands-mères" une maison de mode parmi les plus grandes.

Si Albert Kriemler et Akris sont davantage connus à l'étranger qu'en Suisse - la princesse Charlène de Monaco est aussi cliente -, le designer et son frère ne songent pas pour autant à délocaliser la maison. "Nous voulons être une marque 'made in Switzerland', nos ateliers se trouvent à Mendrisio (TI), toutes les collections sont développées à Saint-Gall et à Zurich et plus de 50% de toute la société est encore basée en Suisse", assure M. Kriemler.

"Il y a une vraie qualité de vie ici qui me permet de me concentrer pour créer", poursuit le directeur artistique de 56 ans. "A Saint-Gall, nous avons nos murs, nos racines, et si rien de grave n'arrive, cela va rester ainsi."

sda-ats

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