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Soulagés par cette première victoire acquise contre le Danemark 3-2 ap, les joueurs suisses arboraient un joli sourire au moment des interviews. Mais pas question de virer dans l'excès de confiance.

Morris Trachsler n'est pas le plus jeune de l'équipe nationale. Avev Ambühl, Du Bois et Diaz, il fait même partie des seuls trentenaires de la sélection. Expérimenté, le Zurichois livre son analyse: "On a commencé le match, on voulait de nouveau mettre de l'énergie, mais il n'y a pas grand-chose qui fonctionnait correctement. On se prend deux buts en infériorité numérique et on cherche ensuite à rester dans la partie. Au troisième tiers on est allé chercher ce match et je pense que l'on a mérité d'égaliser. J'espère vraiment que cela va créer le déclic au sein de l'équipe, ça fait vraiment du bien d'avoir gagné, même si cela ne nous rapporte que deux points."

Conscient du problème qu'a la Suisse à livrer soixante minutes de hockey, Trachsler espère que tout rentrera dans l'ordre au prochain match: "Pendant la préparation déjà on avait de la peine à jouer pendant soixante minutes, je pense qu'il faut que l'on axe notre travail là-dessus. Spécialement à 5 contre 5 et aussi en box-play. Ce n'est pas forcément le meilleur signe que l'on n'arrive pas à jouer pendant soixante minutes, mais cela fait plaisir d'entendre l'hymne à la fin du match. On était en train de désespérer. On a peut-être pris davantage de risques, mais on ne peut pas continuer comme ça, à ne jouer que les fins de match. Autrement on ne va pas aller loin dans ce tournoi."

Grandir au fil du tournoi

Le Zurichois est revenu sur les situations spéciales que la Suisse peine à négocier depuis le début du tournoi: "Je ne pense pas que le box-play soit catastrophique, mais on paie chaque erreur et en face ils sont toujours très efficaces. La statistique est mauvaise en ce moment, mais elle ne traduit pas forcément notre jeu en box-play. Il faudra sûrement ajuster deux ou trois trucs et mieux "scouter" l'adversaire. Les situations spéciales sont aussi une question mentale. Sans confiance, c'est encore plus difficile. Les deux défaites initiales n'ont pas aidé, c'est peut-être un petit bout de l'explication. Il faut grandir au fil du tournoi et peut-être que demain cela ira déjà mieux."

Auteur du premier but qui a remis la Suisse sur les bons rails, Yannick Weber était soulagé: "On savait qu'en marquant un but cela nous amènerait de la motivation et de l'espoir. On a vu qu'il nous restait du temps pour renverser la situation. On a assez bien commencé, mais les pénalités nous ont fait mal. On savait que cette partie serait importante pour nous. Il nous fallait aussi un peu de chance de notre côté. C'est ce qui s'est passé en fin de match et nous allons utiliser cette confiance pour demain."

sda-ats

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