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Tweet de départ Trump prête serment, LeVine dit au revoir

Par , in Bern


Suzy LeVine a fait de la promotion de l'apprentissage un des points forts de son mandat.

Suzy LeVine a fait de la promotion de l'apprentissage un des points forts de son mandat.

(commerce.gov)

Suzan «Suzi» LeVine, ambassadeur américaine en Suisse, très active sur les réseaux sociaux, quitte vendredi son poste, à l’heure où Donald Trump, l’homme qui façonne la politique et le business à coup de tweets, va prêter serment comme 45e président des Etats-Unis.

Leur approche de Twitter ne pourrait être plus différente. D’un côté, le président américain élu prend régulièrement des coups dans les médias, par ses futurs services de renseignements ou par Hillary Clinton, alors qu’il use de termes comme «malhonnêteLien externe», «crapuleLien externe» ou «coupable comme l’enferLien externe».

Et de l’autre côté, il y a les messages positifs et optimistes de Madame l’ambassadeur. Suzi LeVine use le plus souvent des 140 caractères pour délivrer des messages d’encouragement, avec des adjectifs comme «inspirantLien externe», «magnifiqueLien externe» ou «génial et fascinantLien externe». «J’utilise Twitter pour communiquer, mais surtout pour écouter les gens des deux pays, la Suisse et le Liechtenstein, et pour arriver à atteindre des personnes que je ne pourrais pas atteindre autrement».

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Quand elle a parlé à swissinfo.ch une semaine avant son dernier jour à l’ambassade, Suzi LeVine a choisi d’éviter toute critique directe contre le nouveau commandant en chef des Etats-Unis, mais elle a dit qu’il fallait «davantage vérifier les faits» et que les gens devraient «appliquer un filtre» pour arriver à la vérité sur les réseaux sociaux.

«C’est notre devoir quand nous parlons aux jeunes de leur utilisation des réseaux sociaux. Je pense que c’est le rôle de l’école, mais aussi des parents, même si dans certains cas, ce sont les enfants qui devront les aider à comprendre».

En tant que parent et que diplomate, elle dit qu’elle se considère comme un modèle, comme l’est pour elle le président sortant Barack Obama. Et elle ne nous dira pas si elle estime que l’on devrait accorder la même considération à Donald Trump…

Diplômée en anglais et en ingénierie mécanique, Suzan G. LeVine a travaillé à la NASA, chez Microsoft et pour le groupe de voyagistes Expedia. Elle a également été au Conseil de l’Institut des sciences du cerveau de l’Université de Washington. Démocrate de la capitale, elle a aussi participé activement à la levée de fonds pour la campagne présidentielle de Barack Obama.

(swissinfo.ch)

Dégel dans les relations

Quand Suzi LeVine a prêté serment comme ambassadeur des Etats-Unis en Suisse et au Liechtenstein en juin 2014 - la première à le faire sur un appareil électronique, une liseuse Kindle - les relations bilatérales entre Berne et Washington commençaient à se dégeler. Juste une année plus tôt, la Suisse avait signé l’accord qui a mis fin à une longue dispute sur le rôle des banques helvétiques dans l’aide à l’évasion fiscale pour les citoyens américains.

Le nouvel ambassadeur n’en a pas moins dû s’occuper d’une partie des retombées de cette affaire, puisque les banques suisses étaient désormais réticentes à ouvrir des comptes pour des clients américains, même s’ils résidaient en Suisse. En quittant son bureau, Suzi LeVine laisse une listeLien externe des banques suisses qui ont «soit rétabli l’accès aux services bancaires, soit continué d’offrir ces services aux citoyens américains». Car ces citoyens, dit-elle, sont des personnes ordinaires. «C’est l’enseignant établi ici, ou la personne qui est venue en Suisse par amour».

Apprentissages

Cependant, l’héritage suisse de l’ambassadeur pourrait bien être l’initiative pour encourager les entreprises suisses à développer ou à créer de nouveaux programmes d’apprentissage aux Etats-Unis. Durant sa dernière semaine à Berne, l’ambassade a annoncé que 12 entreprises de plus s’étaient engagées dans de tels programmes, portant le total à 30. «Nous sommes parvenus à créer une force gravitationnelle avec ces entreprises désireuses d’investir et de cultiver un vrai modèle d’apprentissage aux Etats-Unis».

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Ces nouvelles entreprises, dont font partie les géants Logitec, Novartis et Adecco, offriront des formations et des emplois dans une série de domaines, parmi lesquels les systèmes informatiques, la comptabilité et la gestion, l’ingénierie et l’électronique.

L’ambassadeur en partance a laissé un mot de conseil aux quelque 20'000 expatriés américains qu’elle laisse derrière elle, sur la manière de répondre quand on leur demande de commenter l’élection controversée de Donald Trump.

«Je les encourage à être fiers d’être américains, et à continuer de défendre les positions qui sont les leurs politiquement, socialement, culturellement et de se concentrer sur elles au lieu de s’en éloigner».



(Traduction de l’anglais: Marc-André Miserez), swissinfo.ch

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