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Les dommages dans plusieurs villes en Ukraine ont été importants après les bombardements récents.

KEYSTONE/EPA/ALEXANDER ERMOCHENKO

(sda-ats)

Les sites d'approvisionnement en eau potable ou en gaz doivent être protégés autour de la ligne de contact dans l'est de l'Ukraine. Le CICR a demandé vendredi à Genève des "zones sécurisées" et l'ONU dénonce la situation pour les civils après les récentes violences.

Des civils sont privés d'eau potable, d'électricité ou de chauffage en raison des dommages à plusieurs sites. Des attaques contre ce type d'infrastructures violent le droit international humanitaire (DIH), a indiqué devant la presse le chef des opérations du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour la région Patrick Vial.

L'organisation appelle à une démilitarisation des zones importantes pour la population. Elle dénonce aussi l'utilisation d'armes explosives en zone peuplée.

Les infrastructures sont régulièrement détruites ou endommagées dans l'Est de l'Ukraine. Aucune indication ne laisse toutefois penser qu'elles aient été "systématiquement visées délibérément", ajoute M. Vial. Jusqu'à 7 sites "cruciaux" ont été identifiés le long de la ligne de contact ou à proximité. Pour le CICR, il semble réaliste que les parties acceptent de se retirer de ces zones.

Financement à 1%

L'organisation a distribué de l'eau pour 18'000 personnes, des chauffages électriques et du matériel, notamment médical. Le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme est lui préoccupé par la possibilité d'accidents chimiques. Depuis dimanche, au moins sept civils ont été tués par des bombardements.

Quatre centres de santé et trois écoles ont été endommagés à Makiivka et Donetsk, contrôlées par les groupes armés. Les habitants d'Avdiivka disent avoir été bombardés sans interruption depuis trois jours.

De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) a acheminé de la nourriture pour 4000 personnes à Avdiivka, dont 1300 ont reçu cette aide. Il prévoit d'assister 7000 personnes au total pour un mois. Des paquets pour 29'000 personnes ont été prépositionnés et pourraient être utilisés dans d'autres régions si les autorités le permettent.

Selon le Bureau de coordination de l'ONU pour les affaires humanitaires (OCHA), 700'000 personnes supplémentaires auront besoin d'aide en 2017. L'ONU a demandé plus de 200 millions de dollars pour ce pays en 2017. Selon un porte-parole d'OCHA, seul 1% a été financé.

ATS

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