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Un nouveau parc national avant dix ans

La région du Haut-Centovalli, dans le Locarnese, est candidate à la création d'un nouveau parc national.

(Remo Kundert/PRO NATURA)

Les candidatures en vue de la création d'un nouveau parc national se précisent. Mais l'aventure est vécue très différemment selon les régions.

«Les projets de nouveaux parcs nationaux progressent», confie Corinne Costa de Pro Natura.

La responsable romande Pro Natura, l'ancienne Ligue suisse pour la protection de la nature, fait référence, bien sûr, à la campagne nationale lancée en l'an 2000.

Dans la course à la création d'un nouveau parc national et à de nouvelles réserves naturelles régionales, il ne reste désormais plus que cinq candidats. Le Val de Bagnes a en effet décidé, il y a quelques semaines, de jeter l'éponge.

La population n'a pas été consultée

«Nous aurions préféré que les autorités communales du Val de Bagnes demandent à la population de se prononcer sur ce projet, affirme Corinne Costa. Comme le font d'autres régions.»

«Cela fait partie du jeu, poursuit la responsable romande de Pro Natura. Même si le processus d'étude de faisabilité est très long et parfois semé d'embûche, la contestation et les oppositions doivent être prises en considération.»

Dans le cas du Haut Val de Bagnes, la population n'a pas été consultée. Mais c'est, probablement, sous sa pression que les initiateurs du projet et les autorités ont finalement cédé.

En fait, pour les habitants du Haut Val de Bagnes, la création d'un parc national aurait été contraignante pour la sylviculture et l'agriculture. Mais aussi pour l'exploitation des concessions hydrauliques du barrage de Mauvoisin.

Autant de craintes minimisées par Corinne Costa. «Pro Natura à eu l'idée de la création d'un parc national, dit-elle, mais nous ne nous imposons pas en tant que meneur de jeu.»

Un stratégie de la communication

«Désormais, enchaîne la responsable romande de Pro Natura, il faut penser à l'avenir. Aux autres candidats qui sont très actifs sur le terrain et qui consultent activement la population pour tenter de trouver la bonne solution.»

«Parler à la population, explique Vasco Gamboni, c'est la première chose que nous avons décidé de concrétiser.» Et la stratégie du responsable de la candidature locarnese a porté ses fruits. «Nous avons réussi à balayer les préjugés des gens et leurs craintes», explique-t-il.

Pour preuve, au départ, les communes de la région tessinoise concernée n'étaient pas intéressées par le projet. Or, aujourd'hui, elles discutent avec ses initiateurs.

«Par ailleurs, ajoute Vasco Gamboni, la population apprécie que Pro Natura soit restée en dehors de l'élaboration du dossier. Et qu'elle n'ait donc pas imposé de conditions strictes.»

Et le responsable du projet tessinois de conclure: «si nos idées passent auprès de la population, c'est qu'elles collent à l'image que se font les habitants d'un parc national».

Autrement dit, une région qui ne mise pas sur le tourisme de masse. Et qui tient compte des problèmes sociaux de ses habitants.

Les autres candidatures

Cela dit, il ne faut pas oublier les autres candidats qui continuent de travailler, eux aussi, sur leurs projets. A l'exemple de la région du Cervin (VS), à Zermatt.

Composé de représentants de la commune, de la bourgeoisie et du tourisme, son comité doit se pencher prochainement sur l'étendue des surfaces qui pourraient être intégrées au parc.

Une première analyse dont les résultats sont attendus pour fin juin. Et qui devrait, là également, être portée à la connaissance de la population locale.

De son côté, l'association «Parc naturel des Muverans» cherche également à définir le périmètre du futur parc, ses statuts et ses obligations. Et cela en collaboration avec les quinze communes vaudoises et valaisannes concernées.

Avant de proposer leurs conclusions, les initiateurs uranais du «Maderanertal» devront surmonter les oppositions locales. Et estimer les avantages qu'implique la création d'un parc national.

Enfin, dans la région de Rheinwaldhorn/Adula, une étude de faisabilité est en cours avec le soutien des huit communes tessinoises et des sept communes grisonnes concernées.

Au final, Pro Natura a promis de verser un million de francs au initiateurs du meilleur projet. Elle aimerait inaugurer le deuxième parc national suisse avant 2009.

swissinfo/Jean-Louis Thomas

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