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Une marée rouge et blanche déferle sur l'Allemagne

Dans le stade de Dortmund, les supporters suisses, unis avec ferveur derrière la Nati.

(Keystone)

Le Mondial 2006 agit comme un aimant pour des milliers de supporters suisses qui déferlent sur l'Allemagne afin de soutenir leur équipe préférée.

Certains arrivent en ayant dans leur poche des billets pour aller jusqu'en finale. D'autres font le voyage sans tickets ni chambres d'hôtels réservées mais emprunt de passion et de patriotisme.

Ils s'appellent Patrick, Matthias, Benedikt, Sandro, Adrian, Florence ou Debra et ne vibrent que pour l'équipe de Suisse de football.

Bad Bertrich, Stuttgart, Dortmund ou Hanovre, ils écument les villes et les villages d'Allemagne vêtus du traditionnel maillot rouge à croix blanche et grimés aux couleurs de la Suisse.

Jamais l'équipe de Suisse n'a bénéficié d'un tel soutien en dehors de ses frontières. La fièvre du football s'est emparée du pays qui se reconnaît dans ce groupe solidaire et courageux.

La chair de poule

Estimés à 35'000 dans le stade de Stuttgart lors de la première rencontre face à la France, ils étaient plus de 50'000 lundi à Dortmund pour accueillir les joueurs en héros des temps modernes.

«Franchement, ça donne la chair de poule de voir autant de supporters dans les tribunes», souligne le défenseur Patrick Müller.

Köbi Kuhn, l'entraineur de la Nati, jubile : «C'était extraordinaire de jouer dans ce stade de Dortmund totalement rouge. Une incroyable motivation pour les joueurs ! Je sais que les supporters ne nous soutiennent pas juste parce que nous gagnons mais parce qu'ils savent que les joueurs donnent tout pour leur pays.»

Jusqu'en finale

Et des fans, il y en a de toutes sortes. Souvent, très originaaux. Ainsi en est-il de l'avocat zurichois Robert Siegriest et de son ami agent immobilier, Marco Rodrigo. Ce duo apparait comme une réplique des deux policiers de la série américaine «Chips».

Robert et Marco parcourent les routes allemandes chevauchant leur Harley Davidson pour suivre la Nati. Avec dans leurs poches, des billets nommés «Follow My Team» acheté au prix fort (ndrl: 10'000 francs suisses).

Quelque chose de fou

Ces billets leur donnent accès à tous les matches de l'équipe de Suisse jusqu'à son élimination...puis à ceux de l'équipe ayant éliminé la Suisse et ainsi de suite jusqu'à la finale de Berlin le 9 juillet.

«Nous voulions faire une fois dans notre vie quelque chose de fou», explique Robert Siegriest dont la machine arbore fièrement des dessins de la Coupe du monde et du gardien suisse Pascal Zuberbühler.

«Nous sommes de bons amis. Je l'ai même conseillé durant quelques temps, poursuit l'avocat. J'ai dédié bien des années au sport puisque j'ai été l'entraîneur de l'équipe de Suisse de judo. J'avais envie de profiter du sport différemment, en suivant l'équipe de Köbi Kuhn et en découvrant l'Allemagne.»

Sans billets, ni hôtel

Tout le monde n'a cependant pas la chance d'assister à toutes les rencontres de l'équipe de Suisse ou de dormir dans de bons hôtels.

Beaucoup de supporters arrivent sans billets. Ils ne savent même pas où passer la nuit. Ils voyagent en avion, en train, en voiture et parfois en camping car. Tous les moyens sont bons pour participer à la fête...même au centre-ville devant un écran géant.

Adrien, Benedikt, Sandro et Matthias ont dormi dans leur voiture sur la route de Dortmund où ils ont assisté au match. Ils ont décidé de rester en ville après la rencontre pour faire la fête.

«Nous n'avons pas de chambres d'hôtel. Mais cela ne fait rien car nous n'allons pas beaucoup dormir de toute façon», a lancé en souriant l'un d'eux après la victoire suisse contre le Togo.

Comme à la maison

Patrick de Bienne, lui, est arrivé avec sa femme et ses deux enfants. Il a trouvé refuge dans un camp temporaire situé un peu en dehors de la ville.

«Nous avions presque toute la place pour nous. Peu de personnes semblent connaître cette possibilité. L'atmosphère à Dortmund était tout simplement incroyable depuis deux jours. Il y avait tellement de supporters suisses au centre de la ville que l'on se sentait à la maison.»

Roger, quant à lui, a fait le voyage depuis Montreux; juste pour un match. Avec ses potes lucernois Ueli et Karl, ils se trouvaient déjà aux Etats-Unis lors du Mondial 1994. Mais aussi en Angleterre en 1996 et au Portugal il y a deux ans pour les Championnats d'Europe.

D'un peu partout

Des fans de l'équipe de Suisse, il y en a aussi dans les rangs des étrangers. Barry et James vivent en Californie. Et ils sont en Allemagne pour suivre – entre autre - les prestations de l'équipe de Köbi Kuhn.

«Nous aimons le bon football et nous aimons la façon dont les Suisses jouent. Les supporters de cette équipe sont formidables et nous voulons absolument vivre un match parmi eux. Nous n'avons pas encore de billets mais nous ne désespérons pas d'en trouver.»

Un match en famille

Suisse et USA, tel est le lot quotidien de la famille Widmer. Le père Michael, la fille aînée Florence et le fils Philip sont acquis à la cause de l'équipe de Suisse. La mère, Debra, arrivée de l'Ohio il y a 24 ans, hésite encore.

«J'espère pour l'équilibre familial que la Suisse et les Etats-Unis ne joueront pas l'un contre l'autre», expliquait-elle avant le match de la Suisse contre le Togo.

Théoriquement, cela pourrait se produire en quarts de finale de la compétition. Mais si les Suisses semblent bien parti pour continuer l'aventure, les USA n'ont plus qu'un mince espoir de passer. Alors: «Hop Schwiz»!

swissinfo, Mathias Froidevaux et Matthew Allen à Dortmund et Bad Bertrich

En bref

- Environ 35'000 Suisses ont assisté au premier match de l'équipe de Suisse contre la France au Gottlieb Daimler Stadium de Stuttgart. Le même nombre de fans helvétiques sont arrivés sans billets et ont assisté au match sur un écran géant au centre de la ville.

- Lundi, la très grande majorité des 65'000 sièges du Westfalenstadion (plus de 50'000) étaient occupés par supporters suisses. Ceux-ci étaient présents en ville depuis deux jours au moins.

- Un grand nombre de supporters suisses sont attendus à Hanovre vendredi pour le match Suisse – Corée du Sud.

- La police de la ville est mobilisée car en janvier dernier, 50 hooligans suisses avaient été arrêtés suite à un match amical entre le club d'Hanovre 96 et celui des Grasshoppers de Zurich.

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Faits

L'équipe de Suisse est basée à Bad Bertrich. Mais elle joue ses matches du Mondial à Stuttgart, Dortmund et Hanovre.

Si elle se qualifie pour les huitièmes de finale de la compétition, la Suisse jouera son premier match à élimination directe à Cologne ou Hanovre.

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