Navigation

Sauter la navigation

Sous sites

Fonctionnalités principales

Votation du 21 mai Le oui à la stratégie énergétique recule, mais ne cède pas

La Stratégie énergétique 2050 mise sur les nouvelles énergies renouvelables, mais également sur l'hydraulique.

La Stratégie énergétique 2050 mise sur les nouvelles énergies renouvelables, mais également sur l'hydraulique.

(Keystone)

La Suisse se dirige vers l’abandon du nucléaire au profit des énergies renouvelables. Selon le 2e sondage SRG-SSR, 56% des citoyens se disent favorables à la nouvelle loi sur l’énergie, soumise en votation le 21 mai. Mais les jeux ne sont pas encore faits, puisque le camp des partisans a perdu cinq points en un mois.

La Stratégie énergétique 2050Lien externe a de bonnes chances de passer l’épreuve des urnes. Selon les réponses récoltées entre le 25 avril et le 3 mai par l’Institut gfs.bernLien externe, 56% des personnes sondées se disent favorables à la nouvelle loi sur l’énergie, approuvée par le parlement, mais attaquée par demande de référendum. 37% sont contre et 7% se disent encore indécis. La participation au scrutin devrait s’élever à 45%.

Le camp du oui a donc reculé de 5 points par rapport au premier sondage, réalisé à fin mars, mais selon gfs.bern, «l’acceptation de la loi reste l’option la plus probable».

(1)

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Fruit de deux ans de débats parlementaires, cette loi jette les bases d’une profonde transformation du système énergétique suisse. Et ceci à partir de l’abandon du nucléaire, décidé par le gouvernement en 2011, dans la foulée de la catastrophe de Fukushima.

En plus de la fermeture progressive des cinq centrales nucléaires du pays, qui seront désactivées au terme de leur cycle de vie, la loi prévoit la promotion des énergies renouvelables (éolienne, solaire, biomasse…) et l’augmentation de l’efficacité énergétique. Le but est de garantir un approvisionnement sûr et de réduire la dépendance de la Suisse aux énergies fossiles importées.

Opposée dès le départ à la réforme, l’UDC (droite conservatrice) a lancé avec succès le référendum contre celle-ci. Le dernier mot reviendra donc au peuple, appelé aux urnes le 21 mai.

Opinions renforcées

A quelques semaines du vote, une bonne part des sondés semble déjà avoir un avis très clair sur la question, souligne gfs.bern, et c’est souvent l’affiliation politique qui détermine les positions.

Sans surprises, le soutien le plus fort à la Stratégie énergétique 2050 provient des électeurs des Verts et du Parti socialiste, où le taux d’acceptation est respectivement de 96% et 86%, en nette hausse par rapport au premier sondage. D’autant plus logique, soulignent les auteurs, que la sortie du nucléaire est une priorité pour le camp rose-vert.

La volonté de voter oui s’est également renforcée dans le camp démocrate-chrétien, parti de la ministre de l’énergie et de l’environnement Doris Leuthard, qui porte le dossier. Si il y a un mois, les électeurs démocrates-chrétiens n’étaient «que» 32% à se dire résolument favorables au projet, ils sont désormais 51%.

Seuls les électeurs de l’UDC se disent clairement contre (70%, pour 54% il y a un mois), alors que les sympathisants du Parti libéral-radical (droite) sont 53% à approuver le projet.

L’analyse des intentions de vote montre également des différences entre régions linguistiques. La Suisse romande soutient largement le projet, les opinions favorables y sont passées de 68% à 74% en un mois. En Suisse alémanique et en Suisse italienne, par contre, la tendance est inverse. Le camp du oui y regroupe respectivement 49% des sondés (contre 57% il y a un mois) et 54% (contre 68%)

Le sondage

Seconde vague d’enquête «SRG Trend» sur les votations du 21 mai 2017, réalisée par l’Institut de recherche gfs.bern entre le 25 avril et le 3 mai 2017 auprès de 1410 titulaires du droit de vote sélectionnés de manière représentative.


(Traduction de l'italien: Marc-André Miserez), swissinfo.ch

×