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"Aider l'Alsace, c'est freiner l'épidémie"

Ce contenu a été publié le 17 mars 2020 - 07:01
(Keystone-ATS)

Le déploiement d'un hôpital de campagne des armées en Alsace, annoncé lundi soir par le président français Emmanuel Macron, "va faire du bien", a estimé le président (LR) du conseil régional du Grand Est, Jean Rottner. Ce dernier a décrit une situation particulièrement tendue à Mulhouse (Haut-Rhin).

Alors que la région fait face à "un déficit de médecins, (...) l'hôpital de campagne annoncé par le chef de l'Etat va faire du bien", a-t-il déclaré à l'AFP, relevant qu'il renforcera les équipes médicales "avec des gens expérimentés qui ont des moyens".

"Gérer la crise, c'est prévoir, anticiper, et pour anticiper il faut avoir du matériel", relève également ce médecin, lui-même ancien chef de service des urgences de l'hôpital de Mulhouse.

Jean Rottner, qui dit tout ignorer encore des modalités de ce déploiement, en attend toutefois une aide matérielle et humaine "avec des respirateurs, des anesthésistes, des gens en capacité de venir soulager aussi tout le système".

Egalement président du conseil de surveillance de l'hôpital de Mulhouse, il se félicite que son "cri d'alarme" ait été entendu par le gouvernement qui "a réagi", précisant s'être entretenu avec Emmanuel Macron, le ministre de la Santé Olivier Véran et le président (LR) du Sénat Gérard Larcher.

"On ne connaît pas la montée en charge des patients", souligne-t-il, alors que, selon lui, "200 patients supplémentaires" se sont présentés en 24 heures dans les hôpitaux du Haut-Rhin.

Patients transférés à Belfort et Nancy

Faisant lui-même des vacations à la régulation du Samu, il se félicite d'un "élan de solidarité" dans "un hôpital qui s'est mis en ordre de bataille pour accueillir cette urgence médicale qu'est le Covid". Pour autant, souligne-t-il, le Haut-Rhin, "foyer initial de ce cluster alsacien", rencontre toujours de "grandes difficultés".

"Apporter une aide supplémentaire à l'Alsace, c'est aussi peut-être permettre de freiner l'épidémie", fait-il ainsi valoir. Il s'est dit "inquiet parce que l'on a des équipes médicales fatiguées et parce que plus que jamais, les cas se multiplient chez nous".

"La situation alsacienne est une situation d'exception" et les mesures annoncées lundi soir par le président Macron sont "nécessaires et indispensables", insiste-t-il.

"Aujourd'hui, on a près de 200 lits dans nos unités dédiées aux malades Covid" mais "quand on ouvrait une unité le matin, le soir, elle était pleine", confie-t-il encore. Ainsi, dimanche, "onze transferts" de malades en réanimation ont été effectués vers des hôpitaux à Belfort ou Nancy.

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