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«Bachelor» et «Master», les Romands traînent les pieds

Les Suisses auront-ils un jour la chance de porter un joli petit chapeau comme les jeunes Américains? Ici, la fille de Bill Clinton, à Stanford.

(Keystone Archive)

Destiné à remplacer la traditionnelle licence universitaire de quatre ans, le système de formation américain en deux temps «Bachelors/Master» séduit les responsables des HES et des Universités suisses alémaniques. Les Romands, eux, font de la résistance face à ce modèle «commercial».

Deux ans après la «déclaration de Bologne» et un mois après la réunion de Prague - qui a vu les ministres européens réaffirmer leur volonté de réformer le cursus des études secondaires sur le modèle américain - la Conférence des Recteurs des Universités suisses a planché mercredi sur le sujet à Berne.

L'idée forte reste de parvenir, d'ici 2010, à une uniformisation du système d'enseignement secondaire européen. Et de donner la possibilité à certains étudiants de bénéficier d'une formation moins longue et plus adéquate en fonction des besoins du marché.

La Haute école de Saint-Gall joue les premières de classe. Elle a décidé de sa baser, dès cet automne, sur le système «Bachelor» (3ans) et «Master» (1 ans et demi). Et les Universités de Bâle, Zurich, Lucerne et du Tessin lui emboîtent le pas avec des projets pilotes.

Mais les Romands, eux, traînent les pieds. «Il est souhaitable que ça n'avance pas!», s'insurge Suzette Sandoz. En substance, la Doyenne de la faculté de droit de l'Université de Lausanne se révolte contre les pressions de la classe politique suisse et celles des responsables des institutions alémaniques.

Suzette Sandoz dénonce ceux qui veulent aller trop rapidement en besogne. En éludant, au passage, les questions de financement et de répercussion sur les degrés d'enseignement précédents.

Pour Rudolf Naegeli, coordinateur de la Déclaration de Bologne en Suisse, «l'important est de réussir à avancer à la fois sur les plans théoriques et pratiques. D'ici 2010, il ne fait aucun doute que des solutions seront trouvées au plan national».

Mathias Froidevaux


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