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«Bergamote», la cerise sur le gâteau

Les trois piliers de Bergamote: Claude Blanc, Claude-Inga Barbey et Patrick Lapp.

(rsr.ch)

Le nouvel épisode de la saga jouée par Claude-Inga Barbey et Patrick Lapp est un petit délice auquel il faut goûter au Théâtre de Carouge.

Les deux comédiens retrouvent les personnages de Monique et Roger, qu'ils ont créé avec un immense succès sur les ondes de la Radio suisse romande il y a huit ans.

«Bergamote» est goûteux et de très bonne qualité. Il y a d’ailleurs dans ce spectacle quelque chose du produit AOC (Appellation d'origine contrôlée).

L'appellation a vu le jour en 1996 sur les ondes de la Radio suisse romande. Son origine est une émission humoristique diffusée sur La Première de la RSR sous le titre «Les Vraies scènes de la vraie vie».

L'improvisation y est reine et le quotidien glisse sous le scalpel de la satire, manié par trois acteurs: Claude-Inga Barbay, Patrick Lapp et Claude Blanc. Les trois contrôlent à merveille la machine du rire. Ils savent en régler les rouages, mettant en branle la comédie humaine sans jamais donner dans la vulgarité.

De ces «Vraies scènes» est donc issu «Bergamote», devenu à la fin des années 90 le chou-chou des auditeurs de La Première. Un succès radiophonique hallucinant que les trois acteurs ont plus tard transformé en succès théâtral.

Duo pour une trilogie

Au cœur de cette comédie, un couple, Monique (Claude-Inga Barbey) et Roger (Patrick Lapp), pris dans le tourbillon des lâchetés, des mensonges, des espoirs déçus et des déceptions réajustées.

Porté sur les planches, «Bergamote» connaît plusieurs épisodes. Il y eut ainsi «Bergamote et l'Ange» puis «Bergamote aller simple». Et l'on découvre aujourd'hui «Bergamote le temps des cerises», nouvelle création présentée dans la petite salle de Carouge jusqu'au 21 mars. A partir de cette date, elle sera donnée jusqu'à fin mai, en alternance avec les deux premiers spectacles.

Monique et Roger donc, pour un temps encore, le temps des cerises. En quittant la salle, difficile de se défaire de cette chanson nostalgique qui donne son titre à la pièce. S'y mêle le goût doux et acide de la cerise, comparable aux saveurs d'une vie que partagent Monique et Roger.

S'y ajoute aussi la couleur du petit fruit gorgé de soleil. Rouge est le collier de perles que Roger offre à son épouse le jour de la fête des mères. C'est la scène d'ouverture. A peine passé à son cou, le collier se brise comme une chaîne. Ses perles sont des maillons qui roulent et roulent par terre. L'épouse est désormais libre.

La voilà hors scène. Chaque maillon la transporte dans un monde rêvé. Monique comme elle ne fut jamais. Ou Monique projetée dans son passé. La fiction s'introduit sans cesse dans la réalité. Qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est faux? On ne sait pas, on ne sait plus. On se demande si les comédiens vivent un quotidien réel ou un doucereux cauchemar.

Equilibre parfait

Il y a un petit côté Lubitsch dans le «temps des cerises». Un pied de nez au rapport masculin-féminin, illustré par un troublant chassé-croisé entre l'épouse fuyant le trop-plein de sa vie et le mari à sec se réfugiant dans les bras d'une amante (Doris Ittig).

La partition pourrait se dissoudre si elle souffrait du moindre écart d'un comédien. Mais l'équilibre reste parfait. Et Claude Blanc apporte à son personnage de grand-père la fragilité de celui qui nie l'évidence sans vraiment être dupe.

swissinfo, Ghania Adamo

Faits

«Bergamote» est un dérivé théâtral d’une émission humoristique de la Radio suisse romande.
«Bergamote le temps des cerises», à Genève, Théâtre de Carouge, jusqu'au 21 mars. Puis en alternance avec les deux épisodes précédents. Tel: 022 343 43 43.

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