«Homerun» à la main, Gotthard prépare ses valises!

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«Homerun», c'est le titre du sixième album du groupe tessino-alémanique Gotthard, sorti ce lundi. Du hard rock musclé et balisé, qui n'hésite toutefois pas à lorgner vers d'autres influences...

Ce contenu a été publié le 29 janvier 2001 - 12:12

Il y a dix ans que Gotthard est né. Après s'être consacré pendant plusieurs années à un hard rock franc et massif, ils ont osé - crime de lèse-majesté pour les aficionados du genre - s'ouvrir à d'autres horizons. Une réorientation amorcée dès l'album «Open», le disque qui suivit l'énorme succès de «Defrosted», un live acoustique et néanmoins musclé paru en 1997.

Ainsi, sur «Homerun» (BMG), les cinq musiciens se permettent de lancer des clins d'œil au groove, au reggae, voire à la musique celtique... tout en conservant ce qu'il est convenu d'appeler «un gros son»: en la matière, le producteur de toujours, Chris Von Rohr, sait ce qu'il fait.

«C'est une évolution», explique le guitariste et coproducteur Leo Leoni. «Tu as envie d'essayer d'autres terrains, d'autres situations. Il ne s'agit pas d'oublier, ou d'annuler ce qu'on a fait avant. Les guitares rock sont toujours là... Ce n'est pas un changement d'adresse, ni de direction!»

Effectivement, les amateurs de rock à guitares ne seront pas déçus: Leo Leoni et Randy Meyer (ex-Krokus) n'ont pas débranché leurs pédales de distorsion, ni perdu leur efficacité, et le chanteur Steve Lee a toujours une voix que bon nombre de groupes anglo-saxons pourraient lui envier.

Toujours rock, mais ouvertement commercial, le hard-pop de «Homerun» devrait trouver preneur auprès d'un large public... Le single «Heaven», la ballade la plus moite du disque, cartonne déjà dans les hit-parades suisses alémaniques depuis plusieurs semaines.

A propos... pourquoi, à la différence des groupes des seventies, les hard-rockers de ces vingt dernières années - Scorpions, Bryan Adams, Bon Jovi, Gotthard - touchent-ils les radios et le grand public essentiellement avec leurs slows langoureux? «Le changement n'est pas dû aux groupes, mais aux médias... Pour entrer dans les hit-parades, il faut passer à la radio. Et aujourd'hui un programmateur a moins de difficulté à passer une ballade qu'un morceau plus rock. Je pense que c'est une bonne excuse!», constate Leo Leoni en riant.

Quoi qu'il en soit, c'est sur scène que Gotthard va pouvoir prochainement démontrer si ses membres sont restés «rock» ou non. Dès la mi-février, le groupe parcourra l'Autriche, l'Allemagne, la France, la Belgique, le Japon, l'Allemagne à nouveau, puis viendra se produire en Suisse avec, pour commencer, un concert au Casino de Montreux le 29 mars.

Comment le guitariste se sent-il avant un tel marathon? «Bien. Il y a une année qu'on n'a pas fait de scène et nous, on aime jouer en concert. Le stress, c'est de préparer sa valise!»

Bernard Léchot

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