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«L'année bancaire suisse», premier almanach de la place financière helvétique

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les banques suisses.

(Keystone Archive)

Saviez-vous que la Suisse comptait 495 banques en 1990, et seulement 372 une décennie plus tard ? Ou que la Synthesis Bank, installée à Genève depuis 1999, n'emploie que 28 collaborateurs ? Pour la première fois, un ouvrage offre une vision complète du monde bancaire helvétique.

La Suisse est vraisemblablement le pays développé qui offre les statistiques les plus rudimentaires. Pour l'univers de la finance, c'est carrément le désert. Comptabiliser le nombre de salariés d'un établissement financier, découvrir le total du bilan ou le bénéfice net d'une banque, relevaient du parcours du combattant. «L'année bancaire suisse», que vient de publier Promoédition à Genève, répond donc véritablement à un besoin.

Dirigé par Marian Stepczynski, ancien rédacteur en chef du Journal de Genève, cet ouvrage de 270 pages, écrit en français et en anglais, donne un portrait détaillé de plus de deux cents banques, classées selon leur taille, leur bénéfice, les fonds propres ou la rentabilité des capitaux. Il présente également une chronologie assez complète, et pas trop complaisante, de l'année écoulée, mois après mois.

On apprend par exemple que les effectifs des banques Raiffeisen ont progressé de 34 % entre 1990 et 1999, alors que ceux des autres catégories de banques stagnaient (banques cantonales, banques commerciales) ou même reculaient (banques régionales, grandes banques), Les banques Raiffeisen sont établies dans 1300 localités et comptent quelques 846.000 sociétaires !

Plus anecdotique, «L'année bancaire suisse» révèle que la banque Pictet a créé deux entités en Allemagne, ou que la banque irlandaise Anglo Irish Bank a racheté la banque de gestion Marcuard Cook and Co à Genève, afin de développer des activités de gestion de fortune sur le continent.

Diffusé à 15 000 exemplaires pour sa première édition, cet ouvrage devrait paraître au début de chaque année. Un reproche tout de même : était-il nécessaire d'offrir une présentation aussi luxueuse à ce qui n'est avant tout qu'un outil de travail ?

Ian Hamel

«L'année bancaire suisse», Promoédition. 80 francs.

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