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"Mariages chinois" à Tours: un an ferme pour la principale accusée

Ce contenu a été publié le 08 janvier 2016 - 00:04
(Keystone-ATS)

Argent, sexe et suicide: le procès dit des "mariages chinois" s'est achevé jeudi à Tours, dans le centre de la France. Sa principale protagoniste a été condamnée à 30 mois de prison, dont un an ferme.

Lise Han, originaire de Taïwan, a été notamment jugée coupable d'escroquerie et détournement de fonds publics pour son rôle dans l'organisation, entre 2007 et 2011, de "noces romantiques" pour touristes chinois dans la région des Châteaux de la Loire.

Aux termes de marchés de plusieurs centaines de milliers d'euros conclus entre la mairie de Tours et la société qu'elle avait créée, des couples chinois venaient renouveler leurs voeux devant le maire de la ville. Ils le faisaient dans le cadre d'un programme touristique comprenant visites de châteaux et promenades en calèche.

Mais Mme Han était la maîtresse du maire de l'époque, Jean Germain, et avait été embauchée à la mairie pour superviser les échanges avec la Chine en 2008. Même si elle avait alors démissionné de la direction de son entreprise, elle continuait de fait à en tirer les ficelles.

Jean Germain était poursuivi pour complicité, la justice le soupçonnant malgré ses dénégations d'avoir été au courant de ce tour de passe-passe. Celui-ci, également sénateur, qui avait échoué à se faire réélire en 2014, s'était suicidé quelques instants avant l'ouverture prévue du procès en avril 2015.

"Un panier de crabes"

Lors de l'audience, le procureur Jean-Luc Beck avait dénoncé de "joyeux montages" destinés à garantir les marchés à la société de Lise Han. Il avait décrit "un panier de crabes, avec un commandeur aujourd'hui décédé, des conseillers, des jaloux, des courtisans, une favorite..."

Outre Mme Han, le tribunal a condamné son époux, qui avait accepté de jouer les hommes de paille pour elle, l'ancien chef de cabinet du maire et l'ancien responsable d'une structure publique chargé de superviser le tourisme en Touraine.

Ils devront notamment indemniser solidairement la ville de Tours à hauteur de 500'000 euros, ainsi que verser 30'000 euros pour l'atteinte à l'image de la ville.

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