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Aéroport de Kloten: un accord à l'arraché

Les ministres des Transports allemand Bodewig (à gauche) et Leuenberger.

(swissinfo.ch)

La Suisse et l'Allemagne ont trouvé un compromis au sujet de l'aéroport zurichois de Kloten. Mais, lundi, à Berlin, le conseiller fédéral chargé des transports Moritz Leuenberger et son homologue allemand Kurt Bodewig se sont entretenus plus longtemps que prévu. Signe que ce futur accord a été âprement négocié.

A terme, le trafic aérien devra diminuer de 35% au-dessus du territoire allemand; c'est moins que ce qu'exigeaient les autorités allemandes. Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger l'a dit et répété: il ne veut pas que les exigences de Berlin mettent en péril le caractère intercontinental de l'aéroport de Kloten.

De son côté, l'Allemagne veut protéger la population du sud du pays des nuisances du trafic aérien. Elle exigeait donc une diminution du nombre annuel des survols de 140 000 actuellement à 80 000. Moritz Leuenberger est allé jusqu'à 100 000, soit une réduction de 35%.

Par ailleurs, et cela dès l'année prochaine, le trafic nocturne sera interdit en fin de semaine et les jours fériés de 20 heures à 9 heures. L'accord pourrait être signé cet automne. Ensuite, la Suisse disposera de quarante-et-un mois pour appliquer ces mesures.

Présentée comme la réunion de la dernière chance, la rencontre de lundi a permis de débloquer la situation, qui s'était quelque peu envenimée depuis que le gouvernement allemand avait menacé d'adopter unilatéralement une ordonnance visant à limiter le nombre de vols et à les interdire pendant le week-end.

Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a préféré faire quelques concessions supplémentaires plutôt que de se lancer dans d'interminables procédures juridiques. Il a d'ailleurs souligné que, dans pareilles situations, il s'agissait avant tout de trouver des solutions politiques.

Non sans ironie, Moritz Leuenberger espère maintenant que les autorités allemandes se montreront aussi exigeantes envers leurs propres aéroports qu'elles le sont avec Kloten.

Germaine Muller, Berlin

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