A bout de souffle made in Yverdon

Circuit, ou l’illusion de la performance. swissinfo.ch

Voulez-vous entrer dans la peau et la tête d'un sportif de pointe? C'est ce que souhaite vous offrir l'exposition «Circuit», sur l'arteplage d'Yverdon.

Ce contenu a été publié le 29 mai 2002 - 09:51

L'arteplage d'Yverdon est placé sous le thème «Moi et l'univers». Le moi de l'individualité, de la spiritualité, de la sensualité, mais également celui de la performance, ou plutôt, de l'effort... C'est sur cet aspect-là des choses que se concentre l'exposition intitulée «Circuit».

Comment donner un reflet original du sport, alors que celui-ci est partout, présent à chaque instant dans nos journaux ou sur nos chaînes télévisées? A Yverdon, le Groupe «Sport Suisse 02», c'est-à-dire l'Office fédéral du sport et l'Association Swiss Olympic, ont choisi de la jouer jeune, colorée et dynamique.

«Ce que les concepteurs ont voulu montrer, c'est la relation entre le moi du sportif et les autres... Dans le sport, il y a tout un ensemble de relations intéressantes: relation au corps, à l'effort, au mental, mais aussi relation au groupe avec ou contre lequel on se déplace, et relation au public», explique Sergio Cavero, responsable des expositions de l'arteplage d'Yverdon.

Vélodrome techno

Pour commencer, vous faites la queue. Et profitez de l'occasion pour écouter les propos de quelques sportifs d'élite. Puis vous pénétrez dans un pavillon circulaire. Au centre, des techniciens, qui vont faire déferler des images sur les murs de la salle. Et du son également, car l'ambiance est à l'euphorie et aux décibels.

Autour d'eux, en un premier anneau, le public, parmi lequel vous pouvez figurer. Mais vous pouvez également décider de vous muer en sportif. Et d'enfourcher l'un des 50 vélos qui se trouvent entre le public et le mur extérieur - c'est-à-dire l'écran. Si tel est votre choix, vous ferez du sur place... mais transpirerez néanmoins.

Car il s'agit de pédaler dur. Non pas pour être le plus rapide - à l'arrêt, ce serait tout de même paradoxal - mais de trouver le rythme: quand un nombre x de spectateurs parviennent ensemble au bon rythme, les projectionnistes passent à la séquence filmée suivante...

Fume, c'est de l'EPO!

Les images qui défilent relèvent à vrai dire davantage du trip psychédélique sous influence que du reportage télévisé: «Il ne s'agit pas de montrer ce que voit le spectateur, mais plutôt les images intérieures du sportif, ses associations, les images oniriques qu'un sportif peut avoir avant, pendant et juste après l'effort», précise Sergio Cavero.

Ah bon, le sport, c'est fun à ce point-là? «Les sportifs de pointe ont parfois l'impression de sortir de leur corps. Ceux qui ont vécu ça une fois ou l'autre l'expliquent comme une espèce de dédoublement, ils sont assis sur les tribunes et se voient courir... C'est en général là qu'ils font les meilleurs résultats», ajoute le patron artistique de l'arteplage.

Epicuriens, vous croyiez préférer un verre de Bourgogne ou une bouffée d'herbe qui fait rigoler à la dure loi des stades? Vous étiez dans l'erreur. Jusqu'au 20 octobre, le «Circuit» tentera de vous le démontrer.

swissinfo/Bernard Léchot

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