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A Bruxelles, Lili Nabholz fait de l'ombre à Bush

Le sourire de la députée zurichoise figure en bonne place dans la presse francophone belge.

(Keystone Archive)

La Suissesse Lili Nabholz entame, mercredi, sa mission sur le statut des francophones dans la périphérie de Bruxelles. La parlementaire zurichoise est accueillie en Belgique avec les honneurs. Son séjour intéresse autant les Belges que celui du président américain George W Bush.

Lili Nabholz n'avait pas d'avion privé, genre «Air Force One», pour son déplacement à Bruxelles. Mais dès son arrivée à l'aéroport, mardi soir, les médias belges se sont chargés de lui rappeler que sa mission est aussi sensible que celle du locataire de la Maison blanche. Témoin, sa participation mercredi matin à l'émission politique phare de la radio RTBF.

Le sourire de la députée zurichoise figure en bonne place dans les journaux francophones, qui espèrent qu'elle aura davantage de succès que son devancier, le Grison Dumeni Columberg.

Ce dernier, mandaté il y a trois ans pour établir un rapport sur le même sujet, avait été reçu fraîchement en Belgique. Son idée de s'inspirer du modèle suisse dans la cohabitation linguistique avait passé pour une incompréhension des spécificités locales.

Lili Nabholz est consciente de cet écueil. Dans ses premières déclarations à la presse, elle s'est bien gardée de prendre position pour les francophones ou les néerlandophones. Seule revendication affirmée avec force, la ratification de la convention-cadre sur la protection des minorités nationales. Lili Nabholz ne comprend pas pourquoi la Belgique refuse de signer un texte pourtant aussi «général».

Le programme de la première visite de Lili Nabholz à Bruxelles comprend des entretiens avec plusieurs membres du gouvernement fédéral. Langue de travail prévue, l'anglais. En Belgique, on n'est jamais trop prudent, mieux vaut opter pour une langue neutre même quand les interlocuteurs excellent tous en français.

L'émissaire suisse du Conseil de l'Europe reviendra à Bruxelles en septembre, notamment pour rencontrer les autorités de la région flamande. A elle ensuite de dire si, oui ou non, les francophones sont victimes de «pratiques discriminatoires».

Thierry Zweifel, Bruxelles

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