A Doha, Pascal Couchepin défend les brevets

Pascal Couchenpin (avec à sa gauche son homologue sud-coréen) a rappelé la volonté de la Suisse de participer aux efforts en cours. Keystone

S'adressant aux 142 membres de l'OMC, le conseiller fédéral a plaidé pour la préservation de la protection des brevets dans le domaine de la santé.

Ce contenu a été publié le 10 novembre 2001 - 15:29

Dans son discours devant l'assemblée plénière de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le chef du Département fédéral de l'économie (DFE) a affirmé que «nul ne peut rester insensible face aux crises de santé publique et à la désolation provoquée par des pandémies comme le sida, la malaria ou la tuberculose».

«Combattre efficacement ces fléaux exige un vaste effort visant à renforcer les infrastructures sanitaires, les réseaux de distribution des médicaments et les actions préventives», a-t-il ajouté. Il sera également indispensable de préserver la protection de la propriété intellectuelle conformément aux accords TRIPS (signés en 1994).

Encourager la recherche

Pour le chef de la délégation suisse à Doha, «une telle protection encouragera la recherche et le développement de nouveaux médicaments et de nouvelles thérapies répondant aux besoins de tous les pays, industrialisés ou en développement».

M. Couchepin a affirmé que la Suisse est prête à participer à cet effort, en s'appuyant sur la flexibilité des TRIPS, «afin de garantir l'accès des plus démunis aux médicaments».

Les Etats-Unis et la Suisse s'opposent à Doha à une soixantaine de pays en développement qui souhaitent affirmer la priorité de la santé publique sur les accords de la propriété intellectuelle.

Pour Berne, il est dangereux d'affaiblir la protection des brevets, car l'industrie pharmaceutique n'aurait plus d'incitation financière suffisante pour investir dans la recherche de nouveaux médicaments.

Progrès dans le domaine agricole

Dans son discours, Pascal Couchepin a également souhaité «des progrès substantiels dans le domaine agricole». Ils ne seront possibles, a-t-il ajouté, qu'»avec des avancées dans des domaines indirectement liés à l'agriculture, à savoir l'environnement, l'extension des indications géographiques et les règles» de l'OMC.

Troisièmement, le chef du Département fédéral de l'économie (DFE) s'est prononcé à Doha pour le lancement de négociations sur les investissements et la concurrence. Il s'agit «d'assurer un cadre stable, prévisible et cohérent» aux agents économiques.

swissinfo avec les agences

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