Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

A Londres, la Suisse est à la mode

(swissinfo.ch)

La Suisse est à l'honneur du magazine Wallpaper, porte-parole du dernier cri en matière de mode, d'architecture ou encore de voyage. Le mensuel - qui lui consacre son cahier intérieur - estime qu'il n'y a en ce moment rien de plus «in» que le Pays des Helvètes.

Le mensuel, un très racé papier glacé (il se profile comme la bible du style) consacre son dernier cahier intérieur à la Suisse. Sur cette soixantaine de pages, il décline la vie cent pour cent helvétique, de la banque à la moutarde Thomy, en passant par le dernier cri en matière d'architecture.

Wallpaper commence son cahier par un hit-parade, son «Swiss Top 50». En numéro un: le funiculaire. Le Rivella arrive en sixième position, suivi de la machine à coudre Bernina. Les röstis sont 27e (avant la fondue), la Chaux-de-Fonds (cette «bizarre petite ville») 34e et les architectes bâlois Herzog et de Meuron 41es. Tout ça emballé dans un très «70's chic»: du beige, le brun usé des planches de chalet, de l'orange et le jaune d'une vieille photo des Alpes.

Le magazine passe ensuite à une série de rubriques. Premier chapitre: la banque, bien sûr. Dans un petit encadré, Wallpaper souligne l'existence du billet de mille francs («la plus grosse coupure du monde»). Suit l'industrie d'armement et la défense: «Malgré sa neutralité, la Suisse a toujours eu quelque chose d'une mentalité d'assiégé», remarque Wallpaper.

A cette exception près, le ton est généralement élogieux. Sous le chapitre transports on peut ainsi lire: «En matière d'infrastructures, personne ne s'en est mieux sorti que les Suisses (...), un système qui devrait être un modèle pour les autres nations». Compliments aussi sur des aspects moins traditionnels, comme l'architecture (les «joyaux modernistes» se trouvent au Tessin) ou le design industriel.

Mais si Wallpaper cherche à donner la Suisse une image «in», la grande majorité des pages publicitaires de ce cahier helvétique restent consacrées... à la banque et aux montres. On ne se refait pas.

Véronique Roess, Londres

×