A New York, la Suisse s’engage en faveur des femmes dans l’économie

Cinq ans après la conférence de Pékin sur les femmes, l’ONU organise, cette semaine, à New York, une session extraordinaire. La délégation suisse a décidé de plaider la cause des femmes dans l’emploi et le développement.

Ce contenu a été publié le 05 juin 2000 - 19:08

Cette délégation est composée de sept membres. Dont Gérald Pachoud, du secrétariat d’Etat à l’économie (SECO). Elle est conduite par Patricia Schulz, la directrice du Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes.

Fortement engagée dans le sommet social de l’ONU qui se tient à la fin du mois à Genève, la Suisse compte bien profiter de cette conférence pour défricher le terrain encore vierge d’une globalisation socialement acceptable.

A coté de ces questions économiques et sociales, la délégation suisse va également se profiler sur des thèmes comme la violence envers les femmes, les femmes dans les conflits armés, l’égalité dans les prises de décision ou les mesures institutionnelles de promotion de l’égalité.

Le but de la session de New York est en effet de renforcer la dynamique lancée à Pékin en 1995. Selon la cheffe de la délégation suisse, les 189 délégations gouvernementales négocient en vue d’une déclaration finale «forte et significative».

Or quelques Etats - essentiellement islamiques - bloquent actuellement ces négociations. «Mais nous ne sommes pas dans une confrontation Nord-Sud, précise Patricia Schulz, l’ensemble des Etats du Nord sont en train de former une large coalition avec un grand nombre de pays du Sud pour faire passer ce texte».

A New York, les femmes doivent également tirer le bilan des progrès et des reculs accomplis depuis cinq ans. Selon Patricia Schulz, le programme d’action élaboré à Pékin a provoqué des changements très important: «De nombreux gouvernements ont pris des engagements concrets et les ONG ont fourni un énorme travail».

Selon la cheffe de la délégation helvétique, la Suisse se situe dans la bonne moyenne des pays européens: «Les pays nordiques sont les plus avancés en la matière». Concrètement, le Conseil fédéral a adopté, l’an passé, un plan d’action élaboré par le Bureau fédéral de l’égalité qui reprend largement les résolution adoptées à Pékin.

Ce plan d’action a le mérite de fixer le cadre général d’une politique d’égalité, selon Patricia Schulz. Qui constate, sur le terrain, des progrès dans le domaine de la formation: «Les budgets conséquents mis à disposition témoignent d’une réelle volonté politique».

Mais Patricia Schulz souligne des blocages dans le secteur des médias et à propos des questions relatives à l’emploi. Elle déplore, en particulier, la pénurie de crèche et donc l’impossibilité pour nombre de femmes de concilier travail familial et travail professionnel.

Enfin, Patricia Schulz ne manque pas non plus de rappeler l’absence d’une assurance maternité, en Suisse. Une situation qu’elle qualifie d’ «incompréhensible».

Frédéric Burnand


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