Accord commercial entre Pékin et Washington: bon pour la Suisse

Cet accord conclu lundi va faciliter les autres négociations bilatérales que le gouvernement chinois doit mener avec l'Union européenne et une trentaine d'autres Etats, dont la Suisse, avant de pouvoir devenir membre de l'OMC.

Ce contenu a été publié le 15 novembre 1999 - 09:02

Cet accord conclu lundi va faciliter les autres négociations bilatérales que le gouvernement chinois doit mener avec l'Union européenne et une trentaine d'autres Etats, dont la Suisse, avant de pouvoir devenir membre de l'Organisation mondiale du commerce.

A l'instar de Bruxelles, Berne va examiner à la loupe la teneur des accords signés ce lundi par le ministre chinois du commerce extérieur, Shi Guangsheng, et son homologue américain, Charlene Barshefsky. Mais à Berne, on espère déjà que ces accords comblent une bonne partie des attentes suisses. Car la Suisse a peu de chances d'obtenir plus de concessions que les Etats-Unis. Berne en a eu une preuve supplémentaire il y a deux semaines à Genève: les négociateurs suisses n’ont pu que constater l’insuffisance des offres chinoises. Il faut dire que Berne n'a plus grand-chose à offrir à Pékin. La Suisse traite en effet l'empire du Milieu comme s'il faisait déjà partie de l'OMC et ce, au travers de la clause de la nation la plus favorisée. Autrement dit, les produits chinois entrent en Suisse aussi facilement que des biens en provenance d'un Etat membre de l'OMC. Par contre, le gouvernement suisse attend toujours une baisse significative des tarifs douaniers chinois et ce, principalement pour ses produits horlogers ou ses machines. Les autres secteurs de l'économie helvétique espèrent, eux, un abaissement des barrières non tarifaires. La chimie attend une ouverture dans l'enregistrement de patentes. La pharmacie, elle, veut un meilleur contrôle des prix. Quant aux banques et aux assurances, elles visent l'entrée dans le réseau de distribution de détail. Berne va donc tout faire pour accélérer l'entrée de la Chine à l'OMC. Précisons d’ailleurs que le groupe de travail de l’OMC chargé de l’adhésion de la Chine est dirigé par l’ambassadeur suisse Pierre-Louis Girard.

Frédéric Burnand

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