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Accords bilatéraux: Joseph Deiss compte sur la Belgique

Joseph Deiss espère que la Belgique favorisera une ratification rapide des accords bilatéraux.

(Keystone Archive)

Le ministre suisse des affaires étrangères rencontre son homologue belge Louis Michel, jeudi, à Bruxelles. La Belgique endossera la présidence de l'Union européenne le mois prochain. Une responsabilité cruciale pour les relations avec la Suisse.

Six mois durant, le pays qui préside l'Union européenne constitue un interlocuteur de premier plan pour la Suisse. Son pouvoir décisionnel est faible, mais il influe grandement sur l'agenda et peut donner des impulsions, à l'image du signe positif donné à la Suisse le 5 mars dernier par le Premier ministre suédois Göran Persson.

Le Conseil fédéral espère que la Belgique favorisera une ratification rapide des accords bilatéraux. C'est plutôt mal parti puisque ce pays fait partie des six membres de l'Union qui n'ont toujours pas donné leur aval à l'accord sur la libre circulation des personnes.

Mais Louis Michel semble décidé à faire amende honorable. Devant le Sénat, il s'est opposé vivement à une utilisation des accords pour faire pression dans le dossier Sabena.

Pour Ruedi Christen, porte-parole de Joseph Deiss, il serait bon que la Belgique «encourage les pays membres concernés à accélérer la ratification», en vue d'une entrée en vigueur des accords au début de l'année prochaine.

Dans l'entourage de Louis Michel, on ne s'avance pas sur une date mais on affirme que «le gouvernement mettra tout en oeuvre pour favoriser une ratification rapide».

Les futures négociations bilatérales seront également évoquées. Sur la participation à l'Espace Schengen, la Belgique affiche un «intérêt de principe», mais souhaite avoir «une vue d'ensemble sur les différents sujets à négocier». Façon polie de laisser entendre que l'Union européenne n'accédera pas à la demande suisse sans contreparties dans les domaines qui lui sont chers, à commencer par la lutte contre la fraude douanière.

Au chapitre de la scène internationale, la situation au Proche-Orient tiendra une bonne place. Joseph Deiss et Louis Michel pourront échanger les impressions recueillies sur place, par le premier en mars dernier et en mai en Jordanie, et par le second en avril.

Thierry Zweifel, Bruxelles

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