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Affaire Cuomo-Verda: les accusés seront jugés en Italie

Gerardo Cuomo, le cerveau présumé d´un trafic international de cigarettes emprisonné au Tessin, sera jugé avec 83 coaccusés, dont sept Suisses, devant un tribunal, en Italie. Le Ministère public de Bari a prononcé vendredi leur mise en accusation.

Ce contenu a été publié le 07 octobre 2000 - 16:22

Les accusés devront répondre de trafic, d'appartenance à une organisation criminelle, de meurtre, de blanchissage d'argent, de trafic d'armes et de soustraction fiscale. Parmi eux figurent non seulement le Napolitain Gerardo Cuomo, mais également le parrain de la mafia Francesco Prudentino, actuellement en fuite, et plusieurs citoyens suisses.

Gerardo Cuomo avait été arrêté le 10 mai à Zurich sur mandat d'arrêt international délivré par l'Italie. Il avait ensuite été transféré au Tessin. L'Office fédéral de la justice n'a pas encore statué sur son extradition vers la Péninsule. Dans l'intervalle, le procureur extraordinaire Luciano Giudici a également ouvert une procédure pénale contre Cuomo: elle est encore pendante.

Les investigations menées par la justice italienne ont fait éclater, au printemps dernier, l'affaire de la justice tessinoise. Les enquêteurs italiens ont révélés les liens entre Gerardo Cuomo et le président du tribunal pénal tessinois Franco Verda. Ce dernier devra répondre, devant la justice cantonale, de corruption passive, de traitement de faveur et de violation répétée du secret de fonction.

Franco Verda a été libéré le 24 août, après vingt jours de détention préventive. Sa femme, l'avocate tessinoise Désirée Rinaldi, qui avait défendu les intérêts de Cuomo, a aussi été emprisonnée durant onze jours. Sur le plan politique, une commission d'enquête parlementaire a été nommée pour faire la lumière sur les circonstances qui ont entouré le long séjour au Tessin du trafiquant présumé.

D'autres personnes devront également répondre de leurs actes devant un tribunal tessinois, notamment le juriste de la Direction de l'instruction publique du canton, Alberto Zoppi, auteur de deux lettres anonymes. L'ex-juge Franco Verda, lui-même, ne figure pas parmi les 84 accusés de Bari. Selon le «Corriere del Ticino» de samedi, les sept Suisses impliqués dans cette affaire gravitent dans les milieux financiers et les bureaux de change tessinois.

swissinfo avec les agences

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