Applaudissements palestiniens pour la Suisse

Nabil Chaath salue le travail de la diplomatie suisse. Keystone

En visite à Berne vendredi, le ministre palestinien des Affaires étrangère Nabil Chaath invite son homologue suisse à poursuivre ses efforts dans le processus de paix proche-oriental.

Ce contenu a été publié le 12 décembre 2003 - 16:21

Micheline Calmy-Rey estime pour sa part que l’Initiative de Genève est d’ores et déjà un succès.

La ministre suisse des Affaires étrangères peut sourire. Son hôte palestinien a rendu hommage à ses efforts en termes choisis.

Pour Nabil Chaath, «mieux vaut prendre un million de risques pour la paix qu'un seul risque pour la guerre».

Le chef de la diplomatie palestinienne a plus largement remercié la Suisse pour son «aide amicale» en faveur de la paix au Moyen-Orient et de l'indépendance du peuple palestinien.

Nabil Chaath espère que Berne poursuivra ses efforts. Mais il a aussi usé de la nuance, rappelant que l'Autorité palestinienne ne soutient pas officiellement l'Initiative de Genève.

«C'est un support, un exercice (...) ce sont des suggestions et des efforts» pour «recréer un environnement propice à la paix», a indiqué le ministre.

Un modèle pour l’avenir

Reste que selon Nabil Chaath, l'Autorité palestinienne reconnaît l'importance d’initiatives du genre de celle dite de Genève, lancée officiellement il y a onze jours dans la cité de Calvin.

Et Nabil Chaath dit partager avec son homologue helvétique l'espoir que cette initiative serve de modèle à de futures négociations entre Israéliens et Palestiniens.

Ceci dit, le ministre n’a pu que regretter «l'attitude négative» du gouvernement israélien face à cette initiative de Genève.

Suite aux entretiens avec son homologue palestinien, Micheline Calmy-Rey a estimé que «le chemin est original, le débat a lieu et les choses bougent. C'est d'ores et déjà un succès».

Vers un dialogue élargi

Toujours au sujet de l’Initiative de Genève, Micheline Calmy-Rey a indiqué que l’accord vise à «soutenir un processus d'élargissement du dialogue à d'autres segments de la société».

Pour la ministre des Affaires étrangères, l’accord montre que des solutions sont possibles. Même s’il n'engage que ses signataires.

Ce n’est pas tout. Micheline Calmy-Rey a réaffirmé une fois encore que la Suisse n'a pas eu d'influence sur le contenu de l’accord.

swissinfo et les agences

En bref

- Lancée officiellement le 2 décembre dernier, l’Initiative de Genève est parrainée par la Suisse. Elle a été rédigée par des membres de l’opposition israélienne et des membres du Fatah (parti de Yasser Arafat). Le gouvernement israélien conteste fermement le document.

- De longue date, la Suisse apporte une assistance humanitaire à la population palestinienne. Celle-ci vise surtout les réfugiés dans les territoires palestiniens (Gaza et Cisjordanie) et dans les Etats arabes avoisinants.

- La Suisse finance aussi des projets de coopération au développement et de politique de paix. Notamment en matière de formation professionnelle et éducation, développement social, droits de l'homme, bonne gouvernance et démocratie.

- Pour 2003, le montant total de l’assistance humanitaire et des projets de coopération est budgétisé à 28 millions de francs.

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