Après la pluie, le beau temps...

Emballés dans leurs capes en plastique, les visiteurs rayonnent... Keystone

Longtemps critiquée, Expo.02 est soumise au jugement du public depuis un mois déjà. Et l'enthousiasme semble l'emporter.

Ce contenu a été publié le 11 juin 2002 - 13:23

Mardi, Nelly Wenger a tiré un bilan positif près d'un mois après l'ouverture d'Expo.02. La directrice générale de l'exposition nationale veut désormais ouvrir le débat. Elle a esquissé dix hypothèses sur la signification de l'expo pour la Suisse.

La Suisse d'Expo.02 traduit un pays désireux de légèreté et loin des représentations officielles, selon Nelly Wenger. Un pays qui se permet l'autodérision et l'innovation. Et la directrice ajoute, allusion à la récente polémique: «Plus de drapeaux ne font pas un pays plus positif»

Pour tirer ce premier bilan positif, Nelly Wenger se base non seulement sur le nombre de visiteurs - 1,385 million d'entrées ont été enregistrées - mais aussi sur les réactions enthousiastes du public et des observateurs.

«Ni vache, ni chocolat!»

A l'étranger, la presse est impressionnée par l'absence de 'suissitude' de l'expo. «Soyez avertis, il n'y a ni vache, ni chocolat, ni montre», lance le Financial Times. Qui parle d'une exposition futuriste et audacieuse.

Contacté par swissinfo, Konrad Mrusek, correspondant du Frankfurter Allgemeine, estime qu'Expo.02 «donne une autre image de la Suisse, au-delà des clichés.»

Enthousiasme de Présence Suisse également. «Les journalistes que nous recevons sont surpris, étonnés», commente Alessandro del Prete, collaborateur de l'agence qui s'occupe de la promotion de l'image nationale à l'étranger.

Et d'ajouter: «Expo.02 offre l'occasion de montrer une Suisse moderne, aux multiples facettes».

Même les plus sceptiques...

Enfin, même parmi ceux qui critiquaient farouchement Expo.02, certains revoient leur position. A l'instar de Christoph Blocher, le tribun populiste zurichois, qui était sans doute le plus virulent.

Pourtant, on l'a vu récemment dans la presse afficher un grand sourire en visitant l'expo. Il aurait même avoué que c'était «amusant».

swissinfo

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