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Les investissements à destination de la Suisse ont plongé l'année dernière, selon le dernier rapport de la CNUCED (archives).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Les investissements étrangers directs (IED) mondiaux retrouveront leur dynamisme cette année, dopés par l'embellie économique. Après un repli de 2% en 2016, ils devraient progresser de 5% en 2017. La Suisse a toutefois nettement chuté dans le classement l'an dernier.

L'IED mondial devrait atteindre 1800 milliards de dollars cette année après 1750 milliards (1690 milliards de francs) l'année passée, révèle le Rapport sur l'investissement dans le monde publié mercredi à Genève par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

L'agence de l'ONU prévoit encore une légère hausse en 2018, à 1850 milliards de dollars. Le niveau restera cependant inférieur au record de 1900 milliards de dollars enregistré en 2007.

Ces projections optimistes s'expliquent par un espoir de croissance économique plus forte dans les principales régions, une accélération des échanges commerciaux et un rétablissement des bénéfices des entreprises. L'accroissement des risques géopolitiques et une plus grande incertitude politique pourraient néanmoins limiter l'ampleur de la reprise, selon le secrétaire général de la CNUCED Mukhisa Kituyi, cité dans le communiqué.

Fusions à conclure

Autre inconnue, l'issue des grandes opérations de fusion et d'acquisition. Celles-ci pourront doper les flux d'IED, mais à condition d'obtenir l'approbation des autorités de la concurrence. Les projets annoncés en 2016 se sont élevées à 1100 milliards de dollars (-26%).

Au premier trimestre 2017, leur nombre et leur valeur ont cependant considérablement diminué. En mars, environ un quart des accords annoncés en 2016, soit la moitié de la valeur totale, étaient en attente d'approbation. Si la situation en change pas, les flux d'IED peineront à atteindre les niveaux de 2016, écrit la CNUCED.

Etats-Unis en tête

En 2016, les flux d'IED à destination des pays développés ont augmenté de 5%, dépassant la barre des 1000 milliards de dollars pour la première fois depuis 2007. Les Etats-Unis sont restés le premier pays bénéficiaire avec 391 milliards de dollars (+12%).

Le Royaume-Uni est passé de la 14e à la deuxième place et affiche un bond de 600%. Malgré le Brexit, les investissements y ont atteint un niveau sans précédent de 254 milliards grâce à la réalisation de grands accords de fusion et acquisition, en particulier dans la pharma. Les Pays-Bas sont au 3e rang, à 92 milliards.

La Suisse dans le rouge

Les investissements en Suisse ont en revanche plongé de manière vertigineuse. La Suisse a perdu 97 milliards de dollars, tombant à -26 milliards de dollars et pointant en dernière position du classement. Cette diminution s'explique notamment par la réduction des prêts intragroupe, qui ont beaucoup fluctué ces dernières années, selon la CNUCED.

Les investissements en provenance de la Suisse ont eux aussi diminué. Les flux ont chuté de trois fois, passant à 31 milliards de dollars (104 milliards un an plus tôt). Dans le classement, la Suisse perd six places par rapport à 2015 pour pointer à la douzième position.

Les Etats-Unis sont restés le premier pays d'origine des IED, malgré un fléchissement des flux de 1%, à 299 milliards de dollars. La Chine est désormais le deuxième pays investisseur dans le monde, avec 183 milliards de dollars, progressant de plus de 40% en un an. Les Pays-Bas sont troisième, avec 174 milliards (+26%).

ATS