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Armée: victoire de la droite et bérézina politique pour la gauche

Les vainqueurs s'accordent à dire qu'il faut poursuivre les réformes du projet Armée XXI.

(Keystone)

Partis bourgeois et opposants ont salué le non massif du peuple à l´initiative sur la redistribution des dépenses militaires. La gauche a pris acte de son échec. Elle a promis qu´elle allait surveiller de près le projet Armée XXI.

Pour la gauche, c'est une bérézina politique. Le résultat «est décevant», concède le conseiller national vaudois Joseph Zisyadis (POP). Et ceci d'autant plus, dit-il, que «ce pays reste toujours extrêmement militarisé en comparaison avec d'autres pays européens».

Joseph Zisyadis tire une leçon percutante de cet échec. «Lorsque la gauche lance des initiatives très modérées comme celle qui vient d'être rejetée, la sanction des urnes n'est en définitive pas différente de celle qui a frappé des initiatives plus fermes sur la question, notamment la suppression de l'armée».

Ce constat amène le popiste vaudois à plaider en faveur de plus de clarté du débat et des enjeux qui l'entourent. Plus de radicalité politique. Une condition sine qua non pour mobiliser une partie du peuple de gauche.

La même déception transparaît du côté de la présidente du comité en faveur de l'initiative. «Je m'attendais à un meilleur résultat», souligne la conseillère nationale Barbara Haering (PS/ZH). Pour le Parti socialiste suisse, la campagne a néanmoins permis d'aborder publiquement les nombreux problèmes du projet du Conseil fédéral.

La satisfaction prime par contre à droite. Les nouveaux éléments de la politique de sécurité, notamment la promotion de la paix, ont convaincu les votants, a déclaré à l'ats, au nom du PDC le conseiller national lucernois Josef Leu.

Selon le secrétaire général du PRD Johannes Matyassy, le peuple a de toute évidence refusé que l'on établisse dans la constitution un chiffre fixe pour les dépenses militaires. Pour l'UDC, les Suisses ont réitéré dimanche leur soutien à une armée crédible, rejetant une initiative qui ne visait en réalité qu'à la supprimer.

Même satisfaction auprès du comité d'opposition à l'initiative. Les Suisses ne se sont pas laissés abuser par les «arguments insidieux» des initiateurs, a déclaré la conseillère nationale Maya Lalive d'Epinay (PRD/SZ).

Les vainqueurs de ce dimanche s'accordent à dire qu'il faut maintenant poursuivre les réformes du projet Armée XXI et répondre aux questions qui sont encore ouvertes. La tendance vers une réduction des effectifs militaires doit se maintenir, même si la Société suisse des officiers rappelle que les dépenses doivent être adaptées à l'évolution de l'armée.

Le Groupe de travail pour une armée de milice invite le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) à retirer ses deux initiatives déposées en 1999 et qui demandent la suppression de l'armée et la création d'un service civil volontaire pour la paix. Un avis que partage Economiesuisse, qui recommande à la gauche de remettre en question sa position en matière de politique de sécurité.

Jugurtha Aït-Ahmed

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