Armée XXI: les officiers suisses déplorent la tournure prise par les débats

Keystone

La société suisse des officiers (SSO) soutient la modernisation de l'armée. A l'occasion de leur assemblée à Fribourg, les délégués ont toutefois fait savoir qu'ils souhaitaient participer plus activement au débat sur la réforme d'Armée XXI.

Ce contenu a été publié le 17 juin 2000 - 21:59

Le débat sur Armée XXI tourne encore beaucoup trop autour d'éléments quantitatifs tels que les effectifs. Ce qui donne l'impression que le processus de réforme est un combat de repli, a déclaré Ulrich Siegrist, président central de la SSO.

Pour un projet aussi complexe que la réforme de l'armée, l'information est par nature la partie la plus difficile, a continué Ulrich Siegrist. Mais la question du genre de services que veut dispenser l'armée devrait rester au centre.

Le président central de la SSO n'a pas voulu faire allusion aux propos du ministre suisse de la Défense, Adolf Ogi, la semaine dernière. Le conseiller fédéral avait averti l'état-major qu'il ne tolérerait plus de critique publique au sujet de la réforme de l'armée.

Outre l'approbation de la réforme d'Armée XXI, les délégués réunis à Fribourg se sont également prononcés en faveur d'une durée totale d'instruction inchangée de 300 jours. Le thème des effectifs n'a pas été abordé.

A ce propos, la SSO a demandé que lors des prochaines phases de planification, les différentes variantes possibles fassent l'objet de discussions plus approfondies. Les décisions prises par le Conseil fédéral constituent, selon les officiers, une bonne base de discussion.

Dans une résolution, les délégués ont décidé de lutter contre l'initiative «économiser dans l'armée et la défense générale - pour davantage de paix et d'emplois d'avenir». Selon la SSO, ce texte prive la réforme de l'armée de ses moyens financiers.

L'assemblée a en revanche renoncé à l'adoption d'une seconde résolution au sujet d'Armée XXI. Elle ne contenait pas d'éléments nouveaux par rapport à de précédentes prises de position, a précisé Ulrich Siegrist.

Enfin, dans le but d'accroître son influence dans la constitution de l'opinion publique, la SSO a décidé de mettre sur pied cinq groupes de travail. Elle prévoit une assemblée des délégués extraordinaire pour le printemps prochain.

swissinfo avec les agences

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