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Assemblée du PSS: pleins feux sur l'agriculture

Christiane Brunner a rappelé que le PS, qui a attiré de nombreux mouvements, doit reconnaître que ces identités l'enrichissent.

(Keystone)

Réunis samedi à Lucerne, les délégués du Parti socialiste suisse ont adopté dix thèses en faveur de l'agriculture, de la protection des consommateurs et de produits sains. De son côté, la présidente Christiane Brunner en a profité pour en finir avec les querelles internes.

«Le Parti socialiste ne doit plus se laisser entraîner dans des discussions stériles et des pugilats personnalisés, a déclaré la Genevoise Christiane Brunner devant l'assemblée des délégués. Les conflits «entre prétendus modernistes et soi-disant ringards, entre blairistes et socialistes de gauche, entre socialistes-libéraux et tenants d'un vrai socialisme» doivent cesser.

Le PS a attiré de nombreux mouvements, a rappelé Mme Brunner. «Nous devons reconnaître que ces identités enrichissent notre parti». Ainsi, la minorité pacifiste du PS avait le droit de faire valoir sa position lors de la votation du 10 juin sur la révision de la loi militaire, a-t-elle affirmé.

Sur les questions d'immigration, le PS doit ainsi définir une politique claire. La Suisse a besoin de main-d'oeuvre et doit donner des permis de travail et la possibilité immédiate du regroupement familial.

Il faut encourager la répression du travail au noir, mais non sans exiger au préalable la régularisation de tous les travailleurs qui n'ont pas d'autorisation légale de séjour, a estimé la présidente du PS.

L'assemblée a également été l'occasion de ratifier un document fixant dix exigences en faveur d'une agriculture plus écologique. D'ici à 2007, il faut qu'au moins 40 % des exploitations se soient reconverties dans l'agriculture biologique, a déclaré Hidegard Fässler, présidente de la commission spécialisée du parti.

Pour atteindre leurs objectifs, les socialistes préconisent un démantèlement de l'économie agricole planifiée. Les subventions allouées par la Confédération seraient supprimées et utilisées au financement des payements directs écologiques et de mesures sociales. Les producteurs «reconvertis» doivent être sûrs qu'ils seront soutenus dans dix ou vingt ans, a expliqué Mme Fässler.

Dans ses thèses, le parti socialiste envisage aussi l'arrêt des productions hors-sol, un moratoire sur la dissémination des organismes génétiquement modifiés, un usage modéré des antibiotiques et une interdiction des farines animales. Et, finalement, exige qu'aucun salaire ne soit inférieur à 3000 francs. Seul instrument contre le travail au noir.

Les socialistes ont apporté, sans surprise, leur soutien à deux initiatives populaires émanant de la gauche. La première propose d'affecter le bénéfice de la Banque nationale suisse à l'AVS. La seconde, lancée par le Syndicat de la communication, vise le maintien du service postal universel.

Enfin, acceptés avec réserve, les comptes 2000 du Parti socialiste sont dans le rouge, avec un surendettement de plus de 200 000 francs. A charge du comité directeur d'oeuvrer pour leur assainissement.

swissinfo avec les agences

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