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Assurance maladie: la hausse des primes est programmée

primes assurance maladie

(swissinfo.ch)

Le Concordat des assureurs maladie suisses annonce une augmentation de 6,8 pour cent des coûts de l'assurance de base pour cette année. Il exige une hausse des primes adaptée pour 2001 et fustige l'incessante progression des coûts de la santé.

Comme chaque année à la même période, les assureurs suisses ont présenté ce lundi leurs pronostiques concernant l'augmentation des primes d'assurance maladie pour l'an prochain. Selon leurs estimations, pour couvrir l'augmentation des coûts à la charge de l'assurance de base, en 2001, la hausse moyenne des primes devrait atteindre les 6 pour cent.

Un calcul qui suscite la surprise des spécialistes. «Je suis étonné que, durant les six premiers mois de cette année, les coûts de l'assurance de base aient déjà augmenté de 6,8 pour cent, déclare Pierre Gilliand, professeur à l'Université de Genève. D'autant que la plupart des cantons ont mis en place des planifications hospitalières efficaces. Il y a bien une augmentation des hospitalisations ambulatoires, mais elle ne justifie pas une telle hausse. Il ne reste donc que le recours aux médecins pour expliquer cette explosion des coûts.»

Le Concordat des assureurs maladie suisses (CAMS) explique cette augmentation massive par un report des coûts de 1999 sur l'an 2000. Les assureurs avancent déjà des chiffres. Il estime que l'assurance de base coûtera quelque 15,6 milliards de francs en 2000 contre 14,6 milliards l'an dernier. Et en conséquence, pour l'an prochain, ils exigent une augmentation des primes de 6 pour cent. Une hausse moyenne qui ne signifie pas grand-chose puisque celles-ci peuvent connaître des variations très différentes selon les caisses et les cantons.

C'est l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS) qui aura le dernier mot. Il devrait annoncé ces décisions à la fin de la semaine. «Je peux d'ores et déjà affirmer qu'il y aura effectivement des hausses de primes, déclare Daniel Widmer, chef de la division assureurs et surveillance de l'assurance maladie à l'OFAS. Mais elles seront inférieures aux exigences du CAMS.» Il faudra attendre vendredi pour être fixé sur la réalité des hausses qui toucheront directement le porte-monnaie des Suisses.

Ce lundi, le Concordat des assureurs maladie a surtout profité de l'occasion pour fustiger les augmentations successives des coûts de la santé. Il a notamment dénoncé l'incessante progression du nombre de médecins et réclamé, une nouvelle fois, la possibilité d'être libéré de l'obligation de conclure un contrat avec l'ensemble des praticiens.

Le Conseil fédéral avait bien mis en consultation la suppression de cette obligation. Mais, au vu des résultats controversés, il a renoncé à soumettre cette exigence au Parlement. «Le sujet a été largement combattu par le corps médical, précise Pierre Gilliand. Il estimait, à juste titre, que les assureurs n'avaient pas les compétences requises pour choisir les médecins avec lesquels ils voulaient travailler de façon exclusive. Le procédé aurait pu déboucher sur une diminution de la qualité des soins.»

De son côté, l'OAFS affirme que les caisses maladies ont déjà la possibilité de choisir les médecins avec lesquels elles désirent collaborer. «Les caisses-maladie peuvent déjà conclure des contrats spécifiques avec des fournisseurs de soins de leur choix, souligne Daniel Widmer. C'est le principe des HMO, des centres de santé dans lesquels les médecins sont souvent salariés par les assurances. Il y a aussi les réseaux de santé où le patient doit s'adresser en premier lieu à un généraliste, qui l'aiguillera ensuite vers un spécialiste si nécessaire.»

Les assureurs estiment pour leur part que ces mesures sont insuffisantes. Ils prônent d'avantage de concurrence pour réguler les professions médicales. Pour l'heure, et afin de limiter autant que faire se peut les coûts de la santé, le Concordat compte avant tout sur la nouvelle réglementation du financement hospitalier qui sera proposée dans le cadre de la deuxième révision de la LAMal. Les assureurs maladie exigent également que le nouveau tarif médical TarMed soit introduit aussi rapidement que possible, et surtout qu'il ne provoque pas de coûts supplémentaires à charge des assurances maladie.

Vanda Janka

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