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Athènes priée de faire davantage sur les retraites

Ce contenu a été publié le 11 février 2016 - 22:09
(Keystone-ATS)

Athènes doit intensifier ses efforts pour réformer le système de retraites, améliorer sa situation budgétaire et accélérer dans le dossier des privatisations, a déclaré jeudi le chef de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem. Mais selon lui, les discussions avancent.

"Des progrès ont été réalisés sur des sujets importants, mais il va falloir davantage de travail sur un certain nombre de sujets", a déclaré M. Dijsselbloem au terme d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles.

Il a demandé aux autorités grecques de poursuivre les discussions sur les questions restées sans réponse afin qu'un accord puisse être trouvé sur le déblocage de l'aide à la Grèce.

Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques, a pour sa part jugé "encore possible" que les négociations en cours entre la Grèce et ses créanciers sur l'avancement des réformes se concluent "avant Pâques", malgré la quantité de points non tranchés.

Mission satisfaisante

Les créanciers (Union européenne, Mécanisme européen de stabilité, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) attendent de recevoir des informations supplémentaires d'Athènes avant de renvoyer sur place leurs représentants, a précisé le Français. Ces derniers ont déjà passé en Grèce la première semaine de février. "Cette première mission a été aussi satisfaisante que possible", a commenté M. Moscovici.

Klaus Regling, patron du fonds de soutien de la zone euro, a évoqué lui "une quantité considérable de travail encore à faire" avant de conclure ce premier examen de l'avancement des réformes qu'Athènes s'est engagé à réaliser en vertu de l'accord passé en juillet sur un troisième plan d'aide international.

Madrid remise en place

Le chef du gouvernement espagnol sortant, Mariano Rajoy, a de son côté déclaré envisager de demander pour son pays davantage de flexibilité sur son budget à Bruxelles. Mais l'Eurogroupe a aussitôt accueilli très fraîchement cette annonce.

Selon M. Moscovici, "l'Espagne doit respecter les recommandations, il faudra voir avec le nouveau gouvernement, il faudra être très rigoureux", a-t-il dit.

Plus tôt dans la journée, M. Rajoy avait argué que "l'Espagne doit respecter la trajectoire de la stabilité budgétaire décidée avec l'Union européenne. Mais il est aussi possible de faire usage de la flexilibité qu'offre la règle européenne", avait-il plaidé.

Le gouvernement conservateur espagnol avait prévu dans son projet de budget adopté à l'automne un déficit public à 4,2% du produit intérieur brut en 2015 et réduit à 2,8% du PIB en 2016, donc dans les clous européens. Ces prévisions avaient alors été jugées "un peu trop optimistes" par Pierre Moscovici.

Jeudi, Mariano Rajoy a mis en avant son bilan en soulignant que le déficit public de l'Espagne est passé de "9,1% à 4,5%" du PIB durant sa législature. Le chiffre officiel du déficit public pour 2015 n'a pas encore été publié. La Commission européenne table sur un déficit de 4,8% du PIB en 2015, de 3,6% en 2016 et de 2,6% en 2017 pour Madrid.

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