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Au Chili, Pascal Couchepin pose les jalons pour les investisseurs suisses

En visite au Chili, Pascal Couchepin découvre un pays qui évolue entre deux eaux. (archives Keystone)

En visite au Chili - première étape de sa tournée sud-américaine - Pascal Couchepin découvre un pays stable politiquement mais dont l´économie est encore loin du peloton des pays les plus développés.

En effet, la croissance moyenne de son produit intérieur brut (PIB) a été de 7,3 pour cent entre 1990 et 1998. La délégation que conduit Pascal Couchepin a pu constater les résultats d'une économie en profonde mutation qui est parmi la plus dynamique d'Amérique latine. Mais le Chili doit encore travailler pour rattraper les derniers des pays de l'Union européenne en termes de PIB par habitant, comme le Portugal, l'Irlande et la Grèce.

Avec un revenu moyen inférieur à 5000 dollars prévu en 2000, le Chili ne peut de loin pas encore se mesurer avec les pays les plus industrialisés de la planète. Son économie - un marché d'un peu plus de 15 millions d'habitants - reste dépendante de l'industrie d'extraction du cuivre ainsi que de l'agriculture et de la pêche.

Mais les fondamentaux laissent entrevoir de jolies perspectives. «Le plus important est que le Chili a retrouvé la stabilité politique», relève le professeur d'économie Ricardo Israel de l'Université du Chili, qui s'exprimait devant la délégation suisse à Santiago. Et c'est là le point central pour convaincre les investisseurs de s'intéresser au pays.

Les grandes entreprises suisses ne s'y sont pas trompées, à l'image de Nestlé ou de Holderbank qui ont utilisé le Chili comme tête de pont pour partir à la conquête de l'Amérique latine. Le cimentier tisse sa toile régionale depuis 25 ans et possède au moins six sites de production dans le pays.

Autre indicateur, les investissements directs de la Suisse au Chili se montaient à près de 700 millions de francs, selon les données les plus récentes. Les sociétés helvétiques y emploient par ailleurs largement plus de 10 000 personnes.

La dynamique actuelle, une croissance de 6 pour cent PIB attendue en 2000, masque néanmoins un énorme besoin de rattrapage, explique Andreas Heusler, directeur de Holderbank au Chili et président de la Chambre de commerce Chili-Suisse à Santiago. Les infrastructures routières et portuaires font ainsi largement défaut.

Des exemples parlants existent, comme celui de l'aéroport de la capitale (avec sa population de 6 millions d'habitants) dont la capacité a été multipliée par cinq depuis 1990. Et l'économie chilienne peut compter sur des leaders qui se sont aguerris en Europe, avec des liens privilégiés avec l'Espagne, et aux Etats-Unis.

«La plupart des membres de la direction de la Chambre de commerce sont des Chiliens», ajoute Andreas Heusler. Le directeur d'ABB Chili a notamment passé par Baden (AG), à l'époque où l'entreprise s'appelait encore Brown Boveri, avant de revenir au pays.

Selon Ricardo Israel, «si le Chili vit une prochaine décennie aussi favorable que les années 90, le pays accomplira une bonne partie du chemin qui le rapprochera vers les économies les plus développées». Il s'agira de voir comment le consensus politique évoluera dans le contexte de l'après-Pinochet, avec le procès en vue contre l'ex-dictateur.

Autre facteur crucial, le Chili devra se créer un marché des capitaux digne de ce nom, note un représentant du secteur bancaire. La politique monétaire de la banque centrale, qui comme en Suisse est totalement dévouée à la stabilité des prix, devrait assurer une formation accrue d'épargne dans le pays, même si le chômage demeure un problème avec un taux de 10 pour cent.

swissinfo avec les agences

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