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Cinquième Suisse

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Suisses du monde, bonjour,

Le Conseil fédéral vient d’annoncer le durcissement des mesures de lutte contre le coronavirus, alors que de plus en plus de voix de malades souffrant de séquelles durables après avoir contracté la Covid-19 s’élèvent pour obtenir de l’aide. En outre, la pandémie a causé la mort d’un nombre exceptionnellement élevé de personnes, faisant de 2020 une année tristement record en termes de décès.

Petite lumière au bout du tunnel, le mariage pour tous en Suisse permettra de donner un cadre juridique qui devrait simplifier le parcours des familles arc-en-ciel.

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Bonne lecture!

Ce contenu a été publié le 13 janvier 2021 - 17:00
Keystone / Peter Klaunzer

Ainsi qu’on l’attendait, et face à l’inquiétude liée au nouveau variant britannique du virus, le Conseil fédéral a décidé mercredi après-midi de prendre des mesures supplémentaires pour lutter contre la propagation du coronavirus en Suisse.

«Le vaccin est un motif d’optimisme», a déclaré en ouverture de la conférence de presse Guy Parmelin, le président de la Confédération, «mais nous ne savons pas à quel moment l’immunité collective sera suffisante pour endiguer la propagation». Le Conseil fédéral a donc décidé de prendre le taureau par les cornes et de durcir les mesures en place.

A partir de lundi 18 janvier, les magasins ne vendant pas de biens de consommation courante seront fermés. Le télétravail deviendra obligatoire partout où l’activité le permet. Si le télétravail n’est pas possible, le port du masque sera obligatoire dans les espaces clos et les véhicules où se trouve plus d’une personne. Enfin, les rassemblements et manifestations privées sont limités à cinq personnes, enfants inclus.

Ces nouvelles mesures, ainsi que celle qui étaient en place jusqu’à présent, seront en vigueur jusqu’au 22 février au moins.

  • Toutes les mesures actuellement en vigueur
  • Guy Parmelin: «La Suisse accorde toujours la priorité à la santé de sa population»
  • Coronavirus: les chiffres en Suisse

Épuisement et faiblesse musculaire sont les symptômes les plus fréquents des patients atteints du Covid-long. Credit: Mariia Boiko / Alamy Stock Photo

La Covid-19 est une maladie imprévisible. Parfois simple rhume, elle peut aussi s’avérer beaucoup plus grave, voire mortelle. Ce que l’on sait moins, c’est que certains patients considérés comme guéris par le corps médical souffrent de séquelles durables.

Qualifiée de «Covid-long», les symptômes les plus fréquents sont l’épuisement et la faiblesse musculaire. Troubles du sommeil, crises d’angoisse, dépression et altération du fonctionnement des poumons sont également courants.

A quelques exceptions près, dans le monde, les autorités et le corps médical peinent encore à reconnaître l’émergence de cette «nouvelle» maladie. En Suisse, elle fait néanmoins l’objet de trois projets de recherche dans le cadre du programme national Covid-19 et d’autres études sont en cours dans les hôpitaux de Berne et Zurich.

Face à l’absence d’interlocuteur, deux Suissesses touchées par le syndrome du Covid-long ont créé le groupe d’entraide Facebook Long Covid Schweiz et un site internet. Elles veulent ainsi offrir un soutien aux personnes touchées et sensibiliser l’opinion publique à cette forme de la maladie.

Keystone / Georgios Kefalas

En raison de la pandémie, le nombre exceptionnellement élevé de décès durant l’année 2020 ne surprendra personne. Mais les chiffres publiés mardi par l’Office fédéral de la statistique (OFS) viennent également déconstruire quelques idées reçues.

En 2020, l'OFS prévoyait environ 68'400 décès, toutes causes confondues. Finalement, fortement touchée par l’épidémie de coronavirus, la Suisse en a enregistré plus de 75'900, soit 7500 disparitions de plus qu'attendu (+11%).

Mais la surmortalité ne touche pas que les personnes en fin de vie. Si pour les moins de 65 ans le bilan annuel reste proche des prévisions, les données détaillées montrent une nette hausse de la mortalité dès 70 ans, alors que l’espérance de vie est encore de 17 ans à cet âge. De plus, certaines régions ont été particulièrement endeuillées, comme Genève, Fribourg et le Tessin. D’autres, en revanche, telles que les Grisons ou Bâle-Ville, ont été nettement plus épargnées.

Le taux de mortalité, c'est-à-dire le nombre de décès pour 1000 habitants durant l'année, baisse depuis des décennies, grâce à l’amélioration du système de santé et des conditions de vie. Avec la surmortalité de 2020, il devrait remonter à environ 8,7, contre 7,9 en 2019 et retrouverait ainsi le niveau atteint à la fin des années 1990. Il faut remonter à 1944 pour observer une augmentation similaire, une année notamment marquée par la tuberculose en Suisse.

Sarah et Simona (à droite) Liechti seront complètement sereines lorsque leur fille Ambra, une année, aura deux mamans aux yeux de la loi. Daniel Rihs

Pour les couples homosexuels, fonder une famille relève souvent du parcours du combattant. C’est pourquoi ils fondent désormais beaucoup d’espoir dans le mariage pour tous, qui devrait simplifier les procédures grâce à un cadre légal adapté.

Sarah et Simona Liechti sont les heureuses mamans d’une petite fille d’un an, Ambra. L’une est enseignante, l’autre avocate. Elles vivent dans un bel appartement près de Berne. À première vue, tout paraît idyllique. Mais la réalité n’est pas si rose.

Comme la procréation médicalement assistée (PMA) n’était jusqu’à présent pas autorisée pour les couples lesbiens, elles ont dû se rendre plusieurs fois au Danemark pour en bénéficier. En outre, seule la mère biologique de la petite fille est reconnue légalement en Suisse. Et le chemin qui mène à l’adoption par l’autre parent est long et coûteux.

Désormais, grâce au mariage pour tous accepté en décembre 2020 par le Parlement, les couples de même sexe auront la garantie de bénéficier d’une meilleure protection légale. Une avancée qui réjouit les deux intéressées, mais force est de constater qu’elle est en retard sur la réalité sociétale.

  • Voici le portrait de la famille arc-en-ciel de Sarah et Simona Liechti
  • Consultez notre dossier sur l’évolution des mentalités envers les LGBTIQ (lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, intersexuelles et queer)
  • Après le mariage pour tous, des combats restent à mener

Aus aller Welt haben sich interessierte Auslandschweizerinnen und Auslandschweizer zugeschaltet. (screenshot)

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SWI swissinfo.ch vous propose de participer à une visio-discussion sur le thème: 
«Coronavirus: quelles conséquences pour les Suisses de l’étranger?» 

La crise du coronavirus a mis le monde sens dessus dessous. Et pour les Suisses résidant à l’étranger, elle a certainement eu des retombées plus pénibles encore.  

Vous avez peut-être été dans l’impossibilité de voyager et de retrouver vos proches dans des moments difficiles? Ou avez été bloqué en Suisse sans pouvoir retourner dans votre patrie d’adoption? Vous avez monté votre entreprise à l’étranger et vous vous retrouvez en difficulté? Ou songez même à revenir? Et qu’en est-il de la vaccination? 

SWI swissinfo.ch aimerait discuter AVEC VOUS de ces questions et plus encore! Laurent Perriard, Directeur suppléant de la Direction consulaire au DFAE, interviendra en tant qu’expert.  

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