Navigation

Cinquième Suisse

Aujourd'hui en Suisse

Bonjour à vous, Suisses résidant à l’étranger,

C’est Olivier à Berne.

Et si pour changer un peu de la sempiternelle pandémie de Covid, nous parlions aujourd’hui un peu de la météo? Eh bien justement, cela tombe bien, puisque la Suisse fait face à un brusque retour de l’hiver, ce qui donne des sueurs froides aux arboriculteurs.

Bonne lecture,

Ce contenu a été publié le 08 avril 2021 - 17:00
Keystone / Martial Trezzini

La vaccination semble être LA solution pour sortir de la pandémie de coronavirus. Mais, compte tenu de l’enjeu, les États sont en concurrence pour accéder aux précieux vaccins. Cette situation prétérite les pays en développement qui font pression pour abandonner les brevets.

Que pèse la propriété intellectuelle face à une épidémie qui a déjà tué plus de deux millions de personnes ? Pour certains pays, pas grand-chose. C’est ainsi qu’en octobre dernier, l’Inde et l’Afrique du Sud ont présenté à l’Organisation mondiale du commerce une entorse temporaire à la protection de brevets pour tout ce qui touche au commerce de vaccins, tests et équipement pour lutter contre la pandémie.

Cette proposition, qui favoriserait la production de vaccins génériques, est soutenue par plus d’une centaine de pays. La Chine et les pays africains ont présenté un autre projet de résolution pour renforcer le transfert de technologie et la production nationale de vaccins. Mais pour l’heure, ces propositions restent lettre morte.

Les pays riches, dont la Suisse, refusent toute idée d’abandonner les brevets. Les autorités suisses estiment notamment que cela saperait la confiance des investisseurs privés et la collaboration jusqu’à présent fructueuse entre les milieux publics et privés.

  • Le débat sur la levée des brevets sur les vaccins, à lire sur swissinfo.ch
  • Le même sujet sur le site francophone de la BBCLien externe
  • Dans l’IllustréLien externe, le célèbre médecin suisse Didier Pittet s’en prend à la «cupidité des pharmas»
Valery Kachaev

La Suisse est un pays où l’on parle plusieurs langues, mais où les habitants ne se comprennent pas forcément entre eux. Dans ce contexte, l’anglais fait de plus en plus office de lingua franca qui permet aux différentes linguistiques de communiquer.

Pour les uns, il ne s’agit pas d’un problème. L’utilisation de l’anglais n’est qu’un moyen de se faciliter la vie. Et d’ailleurs, mieux vaut peut-être parler ensemble dans une langue étrangère plutôt que de ne pas se parler du tout, faute de se comprendre.

Pour les autres, c’est un mauvais signal, la preuve que bien des Suisses ne font plus aucun effort pour apprendre la langue de leurs compatriotes. Pour certains, une telle attitude minerait même, à terme, la cohésion nationale.

La langue, simple outil de communication ou caractéristique identitaire? La question est très sensible non seulement en Suisse, mais dans bon nombre de pays où l’on parle plusieurs langues. C’est pourquoi nous aimerions connaître votre avis; n’hésitez pas à participer à notre débat.

La lutte contre le gel a été intense en Valais ces dernières nuits. KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT sda-ats

«En avril, ne te découvre pas d’un fil». Ce dicton est actuellement pleinement justifié en Suisse, qui fait face à un retour de l’hiver. Depuis mardi, un front froid avec de l’air arctique a fait chuter les températures sur le versant nord des Alpes. Le versant sud est en revanche épargné.

En plusieurs endroits du pays, on enregistre des records de froid pour la saison, principalement durant la nuit. Par exemple, la commune valaisanne de Viège, dans la vallée du Rhône, a vu la température descendre à moins 6,1 degrés C, du jamais vu pour la saison depuis le début des mesures en 1959. La neige a même refait son apparition dans des localités de basse altitude, en particulier en Suisse orientale et centrale.

Cette vague de froid constitue un véritable défi pour les arboriculteurs, en particulier dans le canton du Valais. Ce canton compte quelque 2000 hectares d’arbres fruitiers. Les producteurs de fruits s’attendent à de gros dégâts, mais les chiffres ne seront connus que la semaine prochaine. Les fraises, les asperges et les vignes précoces pourraient aussi avoir été touchées.

Paradoxalement, cette situation difficile s’explique aussi par le réchauffement climatique. Les températures très clémentes des dernières semaines ont fait que les arbres ont rapidement pu bourgeonner, ce qui les a rendus d’autant plus sensibles à un retour du gel.   

Pour la troisième fois, le nombre de voyageurs qui se sont rendus au Jungfraujoch, col entre les sommets du Mönch et de la Jungfrau qui abrite la plus haute gare ferroviaire d'Europe, a dépassé la barre du million (1,06 million), portant le rendement moyen à 2 francs par visiteur (archives). KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI sda-ats

On le sait bien, la pandémie a de lourdes répercussions économiques sur certains secteurs, en particulier dans le domaine de la restauration et du tourisme. Même des stars du secteur ne sont pas à l’abri. C’est ainsi que, pour la première fois de son histoire, la société Jungfraubahn enregistre une perte.

Le cas de cette société de chemins de fer et de remontées mécaniques qui transporte habituellement des flots de touristes sur le Jungfraujoch est particulièrement intéressant, car il illustre de manière éclatante le ralentissement subi par le secteur touristique. La perte nette s’est établie à 9,7 millions de francs pour l’exercice 2020, alors que la société avait réussi à réaliser un bénéfice net de 53,3 millions en 2019, son record.

Par rapport aux années précédentes, un peu plus d'un million de visiteurs se sont rendus sur le Jungfraujoch, la station de chemin de fer la plus haute d'Europe (3454 m), soit un tiers de moins que l’année précédente. La dernière fois que le nombre de visiteurs se situait à un niveau aussi bas remonte aux années 1980.

Mais même si ce cas est frappant, l’économie suisse, de manière générale, semble n’avoir pas trop mal encaissé le choc de la pandémie. Selon le Fonds monétaire international, l’économique helvétique s’est contractée de 2,9% en 2020, soit moins que les économies des autres pays européens. Le FMI explique ce résultat notamment par la solidité de finances publiques et privées, la compétitivité des industries d’exportations, un secteur financier suffisamment capitalisé et un système de santé bien doté.

  • La perte historique de la société Jungfraubahn, à lire sur le site du MatinLien externe
  • En 2019, la société Junfraubahn enregistrait un résultat historiquement haut, comme le rappelle cette dépêche
  • Comme le relate le magazine économique BilanLien externe, le FMI estime que la Suisse a limité la casse
Partager cet article

Joignez-vous à la discussion

Avec un compte SWI, vous avez la possibilité de faire des commentaires sur notre site web et l'application SWI plus.

Connectez-vous ou inscrivez-vous ici.