Autorisation de décoller pour Crossair

Crossair a obtenu gain de cause Keystone Archive

La compagnie suisse peut récupérer son avion bloqué depuis jeudi soir à l'aéroport de Nice. La justice française a donné son feu vert.

Ce contenu a été publié le 21 décembre 2001 - 08:35

La décision du juge de lever la saisie de l'appareil bloqué à la demande de la compagnie aérienne Air Lib (ex-AOM-Air Liberté) a été prise après au moins quatre heures de négociations.

Crossair a fait valoir que la réquisition de l'appareil était illégale. Son avion lui a finalement été restitué. Les frais entraînés par la saisie n'ont pas encore été évalués.

L'appareil - qui devait effectuer le vol LX705 à destination de Bâle - a été bloqué par les huissiers, peu après son atterrissage à Nice. L'opération a été menée sur requête présentée par le tribunal d'instance de Nice à la demande d'Holco.

460 millions d'euros

Holco est le nom de la société créée par le pilote d'Air France Jean-Charles Corbet, qui a repris AOM-Air Liberté l'été dernier. Cette société réclame à Swissair les 60,98 millions d'euros qu'elle lui doit encore.

Mais Swissair - qui détenait 49,5% d'AOM-Air Liberté - est en faillite. Et une grande partie de ses activités doit être transférée dans sa filiale Crossair.

En plus de l'avion saisi, Air Lib réclame 460 millions d'euros (680 millions de francs suisses) en dommages et intérêts à Crossair, qu'elle considère comme la compagnie repreneuse de Swissair.

Plusieurs plaintes

En plus d'Air Lib, la compagnie belge Sabena et TAP Air Portugal ont ouvert des procédures à l'encontre de Swissair Group. Le patron de Crossair André Dosé a déjà affirmé que Crossair ne pouvait être tenue pour responsable des dettes de Swissair.

swissinfo avec les agences

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