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Avenir de La Poste: la campagne est lancée

L'initiative fait suite à la fermeture de nombreux offices postaux.

(Keystone)

Pour le gouvernement, la loi répond déjà aux revendications de l'initiative populaire «Services postaux pour tous» et la demande de garanties financières va trop loin.

Les initiants plaident pour un projet «modéré», profitable à l'économie et aux régions périphériques.

Soumise à la libéralisation du marché depuis 1998, La Poste a été contrainte de se restructurer. Cette restructuration s’est notamment traduite par la suppression de nombreux offices de poste. Une mesure qui a heurté la population.

Les syndicats et les associations de défense des consommateurs ont donc lancé une initiative pour stopper cette évolution. «Services postaux pour tous» demande que la Confédération maintienne un service postal universel de qualité dans l’ensemble du pays.

L’initiative demande aussi que l’Etat prenne en charge les frais du service universel qui ne peuvent pas être couverts par les recettes de La Poste ou par les redevances de concessions payées par ses concurrents.

Un scrutin émotionnel

Mardi, la bataille s’est engagée en vue des votations du 26 septembre. L’initiative est soutenue par la gauche. La droite et le gouvernement, en revanche, y sont opposés.

Le Conseil fédéral considère que la révision de la Loi sur la poste, entrée en vigueur le 1er janvier, assure déjà le maintien d’un service public de qualité.

«La Suisse continuera de disposer de bureaux de postes accessibles en 20 minutes, au maximum, à pied ou en transports publics», a précisé le ministre de la communication Moritz Leuenberger, chargé de présenter le point de vue du gouvernement.

Le socialiste s'attend à un scrutin émotionnel le 26 septembre. Pour lui, un succès de l'initiative s'apparenterait à une «déclaration d'amour à La Poste».

Effort d’économies

Moritz Leuenberger estime que l'initiative va trop loin en stipulant que la Confédération serait appelée à intervenir si les recettes de La Poste ne permettaient pas d'assurer le financement du service universel.

Le gouvernement se refuse à de «nouvelles subventions à titre de réserve» en plein effort d'assainissement du budget de la Confédération.

Au besoin, le Conseil fédéral soumettrait des demandes d’indemnisations au Parlement, qui d’ailleurs recommande aussi le rejet de l'initiative.

Répondre aux besoins de la population

La gauche reconnaît la nécessité de restructurer le réseau postal. Mais il s'agit d'éviter des fermetures de bureaux irréfléchies, sans consultation des autorités locales, comme cela s'est fait dans des centaines de villages, a précisé le député socialiste Christian Levrat.

Le président du Syndicat de la communication estime encore que les difficultés actuelles sont surtout dues à une législation imprécise concernant la définition du service universel, le rôle du réseau postal, la participation des communes aux restructurations et les mécanismes de financement.

Les initiants veulent donc ancrer dans la Constitution la notion de service universel correspondant «aux besoins de la population et de l'économie».

Pour Simonetta Sommaruga, conseillère aux Etats et présidente de la fondation pour la protection des consommateurs, l'initiative a un ton «modéré et raisonnable» et laisse à La Poste la flexibilité nécessaire lui permettant de s'adapter aux changements.

swissinfo et les agences

Faits

La Poste est un établissement de droit public appartenant à la Confédération.
Elle est autonome depuis 1998.
Elle traite 16 millions de lettres et 500'000 colis chaque jour.
En 2003, elle a enregistré un bénéfice de 366 millions de francs.

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