Ballon d'oxygène pour Atraxis

Atraxis peut momentanément reprendre son vol. Keystone

En attendant la finalisation de sa vente prochaine, Atraxis bénéficiera d'un prêt de 35 millions. La somme provient des aéroports et les cantons concernés.

Ce contenu a été publié le 03 novembre 2001 - 23:21

Cet effort financier a été consenti par les aéroports de Cointrin, Kloten et Bâle ainsi que les cantons de Zurich et Bâle. La part de l'Aéroport international de Genève (AIG) se chiffre à 3 millions.

Pas à fonds perdus

«Il ne s'agit pas d'un montant accordé à fonds perdus, mais d'un prêt octroyé à une société qui a besoin de liquidités à court terme», a déclaré samedi Jean-Pierre Jobin, directeur de l'AIG, confirmant une information de la Tribune de Genève. Atraxis va être rachetée, le repreneur assumera cette créance».

Seul l'AIG finance cette opération. Le canton de Genève lui a en effet fait savoir qu'il ne mettra rien de plus que les 10 millions de francs déjà consentis il y a une semaine, «tant que rien de nouveau ne lui sera accordé en retour».

Atraxis se voit également accorder un prêt de 30 millions par le canton et l'aéroport de Zurich et un autre de 2 millions par le canton et l'aéroport de Bâle.

«Ces prêts ont été décidés après la consultation des trois cantons et des trois aéroports», a rappelé M. Jobin. Une nouvelle séance de travail est prévue lundi entre les différents partenaires réunis au sein du groupe de travail «sociétés annexes de Swissair Group» pour finaliser l'opération.

Vente en vue

Atraxis est notamment convoitée par la compagnie aérienne allemande Lufthansa et la société informatique texane EDS. Le conseiller d'Etat genevois Carlo Lamprecht, a fait mention samedi à la Radio Suisse romande d'un autre acquéreur, à savoir la Société internationale des télécommunications aéronautiques (SITA), basée à Cointrin.

Vendredi soir, la crise de liquidités des sociétés annexes de Swissair Group avait trouvé une issue. L'UBS, le Credit Suisse Group (CSG), la Banque cantonale de Zurich et l'aéroport de Kloten se sont accordés pour mettre les moyens nécessaires à disposition de SRTechnics, Swissport et Atraxis.

Intenses discussions

L'accord trouvé vendredi est le fruit d'intenses discussions du groupe de travail «sociétés annexes de Swissair Group». La plus mal en point, SR Technics, se voit garantir un financement de 100 millions de francs. Un montant qui doit permettre à la société responsable de l'entretien des avions de se restructurer.

L'argent provient du crédit-relais de 250 millions de francs de l'UBS et du CSG. Jusqu'ici, SR Technics n'avait pas pu profiter de cet argent, mais elle s'est adaptée depuis aux critères de solvabilité des banques.

Quant à Swissport, elle dispose de suffisamment de liquidités jusqu'à sa vente, qui devrait survenir ce mois encore. Des discussions avec la société d'investissement britannique Candover avaient débuté avant les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis et la débâcle de Swissair. La nouvelle donne a obligé de reprendre les négociations à zéro.

Solution pour Gate Gourmet

L'accord de vendredi a été scellé au terme d'une séance réunissant des représentants des banques, des aéroports de Zurich, de Genève et de Bâle, des cantons concernés, des sociétés annexes, ainsi que du commissaire au sursis concordataire provisoire de Swissair Group, l'avocat Karl Wüthrich.

Ce dernier a en outre indiqué qu'une autre solution avait été trouvée pour Gate Gourmet: un crédit de 30 millions de francs de la part Swissair Group, garanti par le nantissement d'une participation.

swissinfo avec les agences

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article