Berne répond à Bruxelles du tac au tac

Dans sa réponse, Joseph Deiss reste inflexible. Keystone

Joseph Deiss a d'ores et déjà répondu à la lettre du commissaire européen Chris Patten. Tout aussi ferme, le conseiller fédéral maintient l'exigence d'un ordre du jour complet des négociations avec l'Union européenne.

Ce contenu a été publié le 24 février 2001 - 11:02

C'est la réponse du berger à la bergère. Elle n'a pas tardé. Jeudi, Joseph Deiss recevait la lettre du commissaire en charge des relations extérieures. Vendredi, la réplique du conseiller fédéral était expédiée à destination de Bruxelles.

«Réplique», le mot n'est pas trop fort, car Joseph Deiss reste inflexible. Pas question d'ouvrir immédiatement des négociations sur la fraude douanière, comme la commission le demande avec une insistance appuyée par des menaces de dégradation des relations.

Pour négocier, le Conseil fédéral attend «une entente sur la liste des thèmes de négociation». Il exige en particulier «un signal» de la part du Conseil de l'Union européenne, indiquant sa volonté de négocier sur tous les sujets qui intéressent la Suisse.

Y compris l'Espace Schengen, la Convention de Dublin et les objets laissés en suspens dans les accords précédents, dits left-overs.

Les «discussions exploratoires», proposées par Chris Patten, ne constituent pas un signal suffisant aux yeux de Joseph Deiss. L'ouverture, précise-t-il, ne doit pas émaner de la seule commission, elle doit être manifestée par les Etats membres.

Comme Chris Patten, Joseph Deiss conclut sa lettre par une allusion aux sept accords bilatéraux en cours de ratification. Entre les lignes, il récuse très sèchement le lien établi par le commissaire britannique entre ce processus et les futures négociations.

«Il va de soi qu'aucun lien ne peut être établi», souligne le chef de la diplomatie suisse. Qui rappelle que les accords bilatéraux ont été «conclus il y a près de deux ans.»

Thierry Zweifel, Bruxelles

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