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Bertarelli grandissime favori du 63e Bol d'Or

Alinghi, d'Ernesto Bertarelli, franchit en vainqueur le ligne d'arrivée du Bol d'Or le 17 juin 2000 à Genève.

(Keystone Archive)

Avant de s'attaquer à l'aiguière d'argent de la Coupe de l'America, le navigateur romand Ernesto Bertarelli vise l'or du Bol qu'il faut gagner trois fois en cinq ans pour remporter définitivement le trophée.

«C'est difficile d'être favori», commente d'entrée le navigateur genevois et richissime patron de la société pharmaceutique Serono, Ernesto Bertarelli.

«Tout le monde s'attend à notre victoire, poursuit le propriétaire d'Alinghi, mais pendant que les deux premiers voiliers se battent, le troisième se tient en embuscade et finit souvent par l'emporter...»

En voile, en effet, rien n'est jamais joué avant que la ligne d'arrivée ne soit franchie. Les avaries et les erreurs tactiques peuvent coûter très cher. Même au favori.

Toujours est-il qu'Ernesto Bertarelli vise sa troisième victoire en cinq ans dans la régate lémanique, afin de s'approprier définitivement ce trophée du Bol d'Or. Après ses deux victoires en 1997 avec son ancien trimaran et l'an passé avec son nouveau catamaran.

En vitesse pure, Alinghi est le grand favori des multicoques. En revanche, par petits airs, Ylliam a toutes ses chances. Alors qu'Happycalopse est plus à l'aise dans la brise.

Les conditions de ce week-end entre éclaircies et averses amènent les responsables de la sécurité de la course à demander aux participants et aux spectateurs sur les bateaux d'éclairer correctement leur voilier.

Car les multicoques vont probablement travailler avec le vent, tirer des bords et accélérer soudainement. Il ne faut donc pas s'en approcher de trop près.

En effet, les conditions météo annoncées pour samedi - un vent de sud-ouest et un temps orageux - devraient rendre la course tactiquement intéressante. Donc passionnante.

Ce noble challenge du Bol d'Or, seuls Horace Julliard, en 1963, et Philippe Stern, en 1986, ont réussi à le remporter.

A noter en passant que deux concurrents du Vendée Globe participent à ce 63ème Bol d'Or: Dominique Wavre sur les 50èmes Hurlants et Bernard Gallay sur Achtoum, un Open de 7m50.

Cela dit, seuls 471 voiliers concourent cette année. L'une des principales raisons est vraisemblablement l'exécrable météo de ces derniers mois qui a empêché moult propriétaires de faire les travaux indispensables avant de mettre leur coursier à l'eau.

Reste qu'il est toujours splendide d'assister au départ de plusieurs centaines de voiliers sur la rade de Genève, un samedi matin, ce 16 juin en l'occurrence, sur le coup de 9 heures. C'est un peu comme donner vie, en grandeur nature, à une toile pointilliste aux couleurs vives.

Emmanuel Manzi


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