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Bilan «très positif» du voyage de Joseph Deiss en Asie

M. Deiss lors de sa conférence de presse le 14 octobre à Dhaka.

(Keystone)

Joseph Deiss a achevé dimanche son périple de huit jours en Asie par une visite d'un bidonville de Dacca. Entamée dimanche dernier en Thaïlande, la visite du ministre des affaires étrangères l'a conduit aux Philippines et au Bangladesh.

Pour Joseph Deiss, «la Suisse se devait de marquer sa présence en Asie, pas seulement au niveau économique mais aussi politique». Cette région du monde est déjà le centre de gravité démographique de la planète et le sera à terme du point de vue économique, estime le chef des Affaires étrangères. Il faut donc se créer un réseau de contacts personnels. C'est aussi une manière de poursuivre une tradition helvétique de «gestes qui restent dans les mémoires» et de «soigner l'image de la Suisse».

Car même après la crise financière de 1997-98, les choses bougent en Asie comme par exemple au Bangladesh. Pays de concentration de la Direction du développement et de la coopération, il reste toutefois encore un pauvre parmi les plus démunis.

Depuis 1975, la Suisse a ainsi octroyé une aide de 400 millions de francs, avec un budget annuel de près de 24 millions. Le conseiller fédéral s'est déclaré très satisfait du travail de la DDC. Il s'est dit «impressionné» par la diversité des programmes.

La visite d'un projet de micro-financement au «Baunia Badh Slum» a constitué un des temps forts, révélateur du dynamisme de la région. Grâce à la Shakti Foundation, soutenue par la DDC, des femmes de ce bidonville reçoivent des prêts très modestes qui leur permettent de lancer un petit commerce.

La veille, lors de sa rencontre avec son homologue Abdus Samad Azad, il avait évoqué le problème des puits contaminés à l'arsenic. Forés notamment par la DDC pour donner de l'eau salubre à la population, beaucoup d'entre eux sont aujourd'hui dangereux.

Un crédit de 4 millions de francs a été alloué pour étudier une solution. Le chef du DFAE a insisté pour que cet argent soit engagé rapidement et que le dossier avance.

Ce souci des implications économiques a occupé le chef de la diplomatie helvétique durant tout son voyage. Autant en Thaïlande qu'aux Philippines, il a mis en exergue l'importante du (re)développement du secteur privé dans une région sortant de la crise.

Les signes donnés par ces économies sont difficiles à interpréter. Le bath thaïlandais et le peso philippin vont mal, les secteurs bancaires ne sont toujours pas assainis. Le Bangladesh se trouvera confronté dès 2004 à la concurrence chinoise, libérée de ses quotas de production.

Mais ces enjeux n'ont pas eclipsé les discussions politiques. En Thaïlande, le chef du DFAE a pu intensifier le dialogue sur la sécurité humaine et conclure la procédure de transfèrement des délinquants.

Son passage aux Philippines a coïncidé avec l'éclatement de la crise gouvernementale provoquée par les accusations de corruption contre le président Joseph Estrada. Celui-ci a exprimé ses «remerciements» pour la collaboration de la Suisse dans l'affaire des fonds Marcos. M. Deiss sera de retour à Berne lundi.

swissinfo avec les agences

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