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Blanchiment: l'Europe accroît sa pression sur les pays «non coopératifs»

Au centre de l'Europe, le Liechtenstein aura du mal à snober l'UE.

(Keystone)

Pour la première fois, les ministres de l´Economie et des Finances, de la Justice et des Affaires intérieures des Quinze débattent, à Luxembourg, de la lutte contre le blanchiment. En visant le Liechtenstein, les Quinze lorgnent aussi sur la Suisse.

Leur objectif: contraindre les paradis fiscaux à collaborer avec l'Union européenne. L'initiative de cette rencontre au sommet, qui se tient mardi à Luxembourg, revient à la France, présidente en exercice de l'Union européenne. Elle considère que tous les ministères confrontés au blanchiment d'argent doivent mieux coopérer et échanger leurs informations.

En juin dernier, le Groupe d'action financière sur le blanchiment des capitaux (GAFI) a publié une liste des 15 pays «non coopératifs», dont le Liechtenstein. A présent, les Quinze veulent aller plus loin et négocier dorénavant des accords avec ces mauvais élèves afin d'obtenir une coopération efficace face à la criminalité organisée.

Si les Bahamas, par exemple, qui n'entretiennent que peu de relations économiques avec l'Europe, peuvent se faire tirer l'oreille, en revanche, le Liechtenstein aura beaucoup de mal à snober Bruxelles. Des sanctions pourraient aller jusqu'à une exclusion de l'Espace Economique Européen (EEE).

Lundi soir, les Quinze doivent d'ailleurs dîner avec les quatre membres de l'Association européenne de libre-échange (AELE), composée de la Suisse, du Liechtenstein, de l'Islande et de la Norvège. Il n'est pas absurde de penser que la conversation portera sur la directive européenne sur le blanchiment.

Malgré la bonne note attribuée par le GAFI, la Suisse n'est pas pour autant à l'abri des pressions européennes. Le rapport des services secrets allemands, publié fin 1999, laissait clairement entendre que «la classe financière liechtensteinoise collabore étroitement avec les banques suisses».

Les établissements financiers helvétiques sont même soupçonnés d'apporter 80 pour cent des affaires à la principauté. Des affaires jugées trop voyantes pour ne pas être traitées dans la Confédération.

Ian Hamel

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