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Calmy-Rey prône le dialogue entre les cultures

L'Assemblée générale de l'ONU s'est réunie pour la 61e fois.

(Keystone)

Présente à la 61e Assemblée générale de l'ONU, la ministre suisse des Affaires étrangères a souligné le rôle prépondérant de médiatrice que peut jouer la diplomatie helvétique.

A New York, Micheline Calmy-Rey a également plaidé pour un renforcement du dialogue entre les cultures et les civilisations. Elle s'est encore exprimée sur les réformes de l'ONU.

«Il ne faut jamais refuser le dialogue», a répété la cheffe de la diplomatie suisse à New York en estimant que la Suisse avait un rôle actif et important à jouer au sein de l'Organisation des Nations unies.

«Le but de notre politique étrangère est de construire des ponts en apportant notre expérience du dialogue et du consensus au niveau international», a-t-elle ajouté.

Le dialogue plutôt que la confrontation

En marge de l'Assemblée générale de l'ONU, Micheline Calmy-Rey a multiplié les rencontres bilatérales et multilatérales portant sur des thèmes pour lesquels la Suisse s'engage particulièrement.

Par exemple sur les questions de la sécurité humaine (armes légères, déminage et enfants soldats), du processus de paix au Moyen-Orient ou des réformes de l'ONU.

La ministre suisse a notamment proposé que les efforts de la communauté internationale prennent la direction d'une «Alliance pour les civilisations» susceptible d'améliorer la compréhension entre l'Occident et les pays musulmans. Au vu du contexte de tension actuel, cela devient, selon elle, une 'nécessité'.

«Il y a quelques années, je ne pensais pas qu'un clash des civilisations pourrait arriver», a dit Micheline Calmy-Rey en affirmant qu'il fallait faire 'très attention' afin d'éviter ce scénario. «Aujourd'hui malheureusement, j'y crois un peu.»

Les forces de la Suisse

Selon la conseillère fédérale, les signaux d'un possible conflit sont visibles ici et là. Il est donc important de rechercher, par le dialogue, des solutions pour une meilleure compréhension entre les cultures. Et cela nécessite un respect mutuel.

Pour la cheffe du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), certaines valeurs fondamentales telles que les droits de l'homme et le droit humanitaire international doivent être acceptées de tous.

Il serait dès lors tout à fait concevable que Genève puisse jouer un rôle prépondérant de plateforme internationale de dialogue.

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Diplomatie active

«Je suis tout à fait consciente que certains pensent que la meilleure politique étrangère de la Suisse serait de ne pas avoir de politique étrangère», a aussi déclaré Micheline Calmy-Rey.

Elle répondait en cela à certaines critiques des milieux bourgeois suisses dérangés par certaines prises de positions du DFAE sur l'éventuelle participation de la Suisse au Conseil de sécurité de l'ONU, la neutralité ou le strict respect des Conventions de Genève.

«En tant que ministre suisse des Affaires étrangères, mon devoir est de représenter les intérêts des Suissesses et des Suisses», a encore estimé Micheline Calmy-Rey.

Toujours selon elle, sans une diplomatie active, la politique étrangère de la Confédération n'aurait aucun profil.

Pour la conseillère fédérale, la Suisse devra se demander un jour si elle veut siéger au Conseil de sécurité de l'ONU. Car une participation à cet organe permettrait de mieux défendre les intérêts nationaux.

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La réforme de l'ONU

Selon Micheline Calmy-Rey, le Conseil de sécurité devrait subir une réforme afin de gagner en crédibilité et en légitimité. Il devrait être agrandi et fonctionner de manière plus transparente ceci aussi pour mieux s'adapter à la situation géopolitique actuelle.

«Cette 61e Assemblée générale de l'ONU était la dernière menée par l'actuel secrétaire général Kofi Annan. J'éprouve une certaine nostalgie car cet homme s'est battu pour réformer l'organisation et pour l'aider à gagner en crédibilité», a conclu Micheline Calmy-Rey.

swissinfo, Rita Emch à New York
(Traduction et adaptation de l'allemand: Mathias Froidevaux)

En bref

À New York, Micheline Calmy- Rey a tiré un bilan positif de l'activité suisse à l'ONU l'an passé.

Principal succès, la création du nouveau Conseil des droits de l'homme qui a remplacé l'ancienne et très discréditée Commission.

En outre, la Confédération s'est beaucoup impliquée dans le constant débat sur la réforme de l'organisation et du Conseil de sécurité.

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Bilan

Comme chaque année, l'Assemblée générale de ONU est le théâtre de nombreux autres contacts bilatéraux et multilatéraux.

La responsable de la diplomatie suisse a, par exemple, rencontré le représentant de l'ONU pour le Kosovo, Matti Athisaari et s'est entretenue avec lui du statut politique de la Province.

Micheline Calmy-Rey s'est également entretenue avec son homologue iranien Manouchehr Mottaki. Dans le débat actuel sur le programme nucléaire iranien, la Suisse souhaite une solution diplomatique et soutient l'approche des négociations voulue par l'Europe.

La conseillère fédérale a aussi discuté avec le ministre libanais des Affaires étrangères Fawzi Salloukh et le représentant des représentants du Comité juif américain et du Congrès juif mondial.

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