Camenzind, Dufaux et Markus Zberg veulent briller à Zurich

Laurent Dufaux avait remporté l'édition 2000 du Championnat de Zurich. Keystone

Huitième étape de la Coupe du monde, le Championnat de Zurich s'annonce ouvert. Dimanche, il manquera toutefois au départ l'Allemand Erik Zabel, dauphin actuel du leader Néerlandais Erik Dekker. Parmi les 192 coureurs au départ, 24 Suisses tenteront de briller.

Ce contenu a été publié le 25 août 2001 - 14:40

Dimanche, le Championnat de Zurich sert de support à la huitième des dix épreuves de la Coupe du monde 2001. A l'heure de l'apéritif, 192 coureurs (25 équipes) dont 24 Suisses seront sur la ligne de départ. Au menu de cette course de 248,4 kilomètres (six tours de 41,4 km) on trouve toute l'élite mondiale, à quelques exceptions près. Erik Zabel (Telekom) notamment.

Détenteur de la Coupe du monde, l'Allemand pointe à la deuxième place du classement général, à 69 points du leader Néerlandais Erik Dekker (Rabobank). «J'estime avoir peu de chances de m'imposer sur ce parcours sélectif», avance le quintuple maillot vert du Tour de France.

Le coéquipier de Jan Ullrich, vainqueur de Milan-San Remo et de Hambourg cette saison, renonce-t-il délibérément à son sceptre? Il ne lui restera en effet que les deux rendez-vous d'octobre - Paris-Tours et Le Tour de Lombardie - pour inquiéter le Dekker.

Les favoris

Ce dernier, coéquipier des Suisses Beat et Markus Zberg, se pose en favori d'une course sélective avec le passage, à six reprises, des difficiles côtes de Forch et Pfannenstiel.

Jan Ullrich et Francesco Casagrande (Fassa Bortolo), comme le Genevois d'adoption, Laurent Jalabert (CSC Tiscali), vainqueur à San Sebastian, voilà 15 jours sont aussi des vainqueurs en puissance.

L'an dernier à Zurich, l'Allemand et l'Italien avaient terminé dans le sillage du vainqueur suisse Laurent Dufaux. Le Vaudois se dit très motivé malgré un petit manque de compétition: «La forme est ascendante. Contrairement aux saisons passées je n'ai pas participé au Tour de France. Je suis resté inactif durant cinq semaines. Je n'ai repris la compétition que le 8 août».

Un bon capital confiance

Avant de poursuivre: «Je ne suis donc pas encore à 100% de ma forme, quand bien même j'ai couru en Espagne, à San Sebastian, ensuite à Hambourg et cette semaine en Italie. Dimanche il me sera difficile d'être aussi performant que la saison passée. Il est vrai que ma quatrième place de mardi aux Trois vallées varésines contribue à augmenter mon capital confiance. C'est de bon augure...»

Les espoirs suisses reposeront ainsi essentiellement sur les épaules d'Oscar Camenzind (Lampre) et du cadet des frères Zberg, Markus. Vainqueur de Liège-Bastogne-Liège, le Schwytzois a montré à cette occasion qu'il pouvait imposer sa pointe de vitesse à des coureurs de la trempe de Davide Rebellin (Liquigas), David Etxebarria (Euskatel), Casagrande et Michael Boogerd (Rabobank).

En vitesse pure, l'ex-champion du monde de Valkenburg (1998), n'a pas le potentiel d'un Etxebarria, par exemple. Mais après 250 kilomètres, sa résistance est bien meilleure. Or, le Championnat de Zurich n'est pas une course pour sprinters, en particulier dans sa nouvelle version. Dès lors, le vainqueur de la «Doyenne» s'inscrit également dans le lot des favoris.

Tirer son épingle du jeu

Markus Zberg peut lui également tirer son épingle du jeu. Certes, tout comme son frère Beat, il devra avant tout se sacrifier au jeu d'équipe. Non seulement les «Rabobank» possèdent dans leurs rangs le leader de la Coupe du monde, mais pointe encore en tête du classement par équipes devant «Domo - Farm Frites».

Cette dernière table sur Romans Vainsteins, champion du monde en titre et actuel troisième de la Coupe du monde. Elle alignera de plus le Français Richard Virenque.

Enfin, mis à part Sven Montgomery - qui se remet de ses blessures après son terrible accident au 197e kilomètre de l'étape de Sarran au Tour de France - tous les meilleurs coureurs suisses seront au départ. Alex Zülle, Niki Aebersold, Mauro Gianetti (Team Coast), Armin Meier (Saeco), sans oublier la présence des coureurs des deux équipes professionnelles du pays: «Phonak» et «Post Swiss Team».

Pierre-Henri Bonvin

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