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Canal Plus se désengage du Servette FC

Pierre Lescure, le PDG de Canal Plus, a discrètement démissionné du Servette, le club de football de Genève, en décembre dernier. La chaîne cryptée se désengage, au moins partiellement, du ballon rond en Suisse.

Ce contenu a été publié le 05 janvier 2000 - 17:19

Pierre Lescure, le PDG de Canal Plus, a discrètement démissionné du Servette, le club de football de Genève, en décembre dernier. La chaîne cryptée se désengage, au moins partiellement, du ballon rond en Suisse.

L'annonce du départ est incontestablement plus discrète que celle de l'arrivée. En janvier 1997, Canal Plus prenait en grandes pompes une participation majoritaire dans le Servette FC (photo). En décembre 1999, en trois lignes, la Feuille d'Avis Officiel de Genève signalait que Pierre Lescure «n'est plus administrateur» du Servette de Genève Football SA. «Ses pouvoirs sont radiés».

Ce départ plus que discret, annoncé à Paris, avant d'être connu en Suisse, n'a pas été démenti par Canal Plus. «Il s'en est allé parce qu'il a bien d'autres chats à fouetter», reconnaît Christian Hervé (à droite), l'actuel président du Servette FC, dans le quotidien «Le Temps», soulignant que le PDG avait été remplacé par un journaliste des sports de la chaîne cryptée.

Tout en démentant le départ de Canal Plus du club genevois, Christian Hervé est contraint de reconnaître que la télévision française, qui a investi 18 millions de francs en trois ans en Suisse, veut réduire la voilure. «Nous voulons devenir minoritaires au Servette. Le moment est donc venu de prendre une décision concernant nos futurs partenaires», reconnaît l'actuel président du Servette FC.

En fait, cet investissement dans le club genevois n'a jamais fait l'unanimité au sein même de Canal Plus. En juillet 1998, Charles Biétry, le nouveau président du Paris Saint-Germain, propriété de la chaîne cryptée, lançait déjà: «Nous ne mettrons plus un sou pour Servette. Le robinet est coupé». Plus diplomates, les responsables de Canal Plus pensent plutôt partir sur la pointe des pieds, en réduisant dans un premier temps à 30-35 pour cent leur participation dans le club genevois

Ian Hamel

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