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Cap sur l'économie et plus près des Etats-Unis

Le gouvernement mise sur le commerce plutôt que sur l'aide au développement.

(picswiss.ch)

La Suisse réoriente sa politique extérieure. Elle a décidé de se rapprocher des Etats-Unis et de pays émergents tels que la Chine, le Brésil ou la Russie.

Pour sa part, l’aide au développement ne sera pas ré-augmentée.

En décidant de se rapprocher des Etats-Unis, la Suisse suit une politique légitime au service de ses intérêts économiques, sans pour autant renoncer à sa politique de défense des droits humains.

Telle est la conclusion des experts suisses en matière de sécurité. En réponse aux questions de swissinfo, ils critiquent toutefois le refus de suivre les objectifs de développement des Nations Unies.

Les relations avec les membres de l’Union européenne (UE) restent «prioritaires» et les liens avec les Etats-Unis deviennent «complémentaires». C’est en ces termes que le secrétaire d’Etat Michel Ambühl a résumé la ré-orientation de la politique étrangère de la Suisse.

Avec cela, le gouvernement fédéral met l’accent sur des accords de libre-échange bilatéraux avec les Etats-Unis, mais aussi avec des pays émergents comme la Chine, l’Inde, la Russie, le brésil et l’Afrique du Sud.

Non seulement, mais encore...

«Je crois que c’est un exercice délicat. Le gouvernement essaie de renforcer le secteur économique tout en encourageant la défense des droits humains», déclare Daniele Ganser, du centre de recherche sur la politique de sécurité de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, à swissinfo.

«Une politique économique intelligente et durable peut aussi permettre d’améliorer la situation des droits humains. On essaie de s’arranger avec la super-puissance américaine.»

Le vice-directeur du Centre de politique de sécurité de Genève (GCSP) estime aussi qu’un rapprochement avec les Etats-Unis est positif. «Je crois que cela peut permettre à la Suisse d’exercer davantage d’influence dans le domaine des Conventions de Genève», indique Fred Tanner à swissinfo.

L’affaire de tout le gouvernement

Avant la «Klausur» du collège gouvernemental sur la politique étrangère, l’Union démocratique du centre (UDC, droite dure) avait invité le Conseil fédéral à mettre sous tutelle la ministre des Affaires étrangères socialiste, Micheline Calmy-Rey.

«Je crois que la politique extérieure était peut-être trop sporadique, trop marquée par une personne. On a maintenant décidé que se serait l’affaire de l’ensemble du gouvernement. Et c’est juste», commente Fred Tanner. La ministre se réjouit pour sa part de voir le gouvernement approuver ses propositions.

Manque de courage avec l’Europe

Fred Tanner est par contre dérangé par le silence du gouvernement sur les relations à moyen et long terme avec l’UE. «Quelque chose a été laissé de côté. C’est dommage que le gouvernement se réfère toujours à des rapports encore à venir. C’est en partie compréhensible, dans la perspective de la prochaine votation sur Schengen/Dublin. Mais j’avais espéré plus de courage.»

Le Conseil fédéral n’est pas entré en matière sur la recommandation de la Commission parlementaire pour le développement et la coopération d’augmenter l’aide au développement à 0,5% du produit social brut.

Les objectifs de développement du Millénium de l’ONU préconisent également une augmentation substantielle des versements.

Convaincre d’autres pays

«C’est une décision sérieuse, car la Suisse s’est aussi engagée à plusieurs reprises pour les objectifs de développement devant l’Assemblée générale de l’ONU. Cela va être difficile maintenant», critique Fred Tanner.

Daniele Ganser affirme de son côté: «La pression des mesures d’économie s’exerce sur tous les domaines de la politique, y compris l’armée. De ce point de vue, il n’est donc pas étonnant que la politique de développement en souffre aussi.»

L’expert de la politique de sécurité espère que, à ce sujet, tout n’a pas été dit. «Si la Suisse, en tant que pays parmi les plus riches, ne soutient pas les objectifs de développement, il sera alors difficile, en septembre prochain, de convaincre les autres pays à le faire.»

swissinfo, Andreas Keiser
(Traduction de l’allemand: Isabelle Eichenberger)

Faits

La Suisse recalcule sa participation au financement de l’aide au développement comme d’autres pays.
En conséquence, la Suisse a consacré 0,41% du produit social brut à l’aide au développement, au lieu de 0,37%.
Le nouvel objectif de l’UE vise 0,5%.
L’objectif actuel de l’ONU vise 0,7% jusqu’en 2015.

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