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Carton rouge pour trois ministres

Micheline Calmy-Rey, Christoph Blocher et Hans-Rudolf Merz lors de l'élection fédérale de 2003.

(swissinfo.ch)

Si les Suisses pouvaient élire leurs ministres en 2007, ils laisseraient sur la touche Christoph Blocher, Hans-Rudolf Merz et Pascal Couchepin, selon un sondage.

Publié dimanche, celui-ci montre que le plus grand soutien va à la seule femme du gouvernement, Micheline Calmy-Rey. Celle-ci devance l'actuel président de la Confédération Samuel Schmid.

La ministre des Affaires étrangères s'en tire donc le mieux au vu de ce sondage réalisé du 14 au 17 décembre 2005 par l'institut Isopublic auprès de 1005 personnes de Suisse alémanique et romande et publié dimanche par le «SonntagsBlick».

Si le gouvernement suisse (Conseil fédéral) était élu par le peuple, la socialiste obtiendrait 73% des suffrages. Actuel président de la Confédération et ministre de la défense, le ministre démocrate du centre (UDC, droite dure) Samuel Schmid rassemblerait 63% des sondés.

Chef du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication, le ministre socialiste Moritz Leuenberger obtiendrait 57% d'avis favorables. Le ministre démocrate-chrétien de l'Economie Joseph Deiss en obtiendrait 53%.

Trois cartons rouges

Les trois autres membres du collège n'obtiendraient pas 50% des voix lors du renouvellement du Conseil fédéral en 2007. Le moins aimé est le ministre radical valaisan de l'intérieur Pascal Couchepin qui réalise le plus mauvais score avec seulement 31% de votes favorables.

Les Suisses ne seraient également que 37% à voter pour le ministre UDC de la Justice Christoph Blocher. Et tout juste 48% à donner leur voix au dernier membre du collège, le radical Hans-Rudolf Merz, ministre des finances.

Les sondés n'ont toutefois pas eu à donner de nouveaux noms pour le Conseil fédéral. De plus, ils pouvaient se décider pour un ou plusieurs des conseillers fédéraux sortants.

Au travail

Micheline Calmy-Rey arrive à nouveau en tête à la question de savoir qui fait le mieux son travail. 31% des sondés la nomment. Elle est suivie de Christoph
Blocher (14%) et Moritz Leuenberger (13%). Les conseillers fédéraux Hans-Rudolf Merz, Pascal Couchepin et Joseph Deiss ferment la marche.

A la question de savoir lequel des ministres fait le plus mal son travail, Christoph Blocher est cité par un tiers des personnes interrogées. Il est suivi par Pascal Couchepin (24%), Moritz Leuenberger (11%), Hans-Rudolf Merz (5%), Samuel Schmid et Joseph Deiss (3%).

La collégialité en crise

Toujours selon le sondage, le peuple est également mécontent du comportement du Conseil fédéral. Trois quarts des sondés se prononcent pour la collégialité du gouvernement, mais estiment que celle-ci fonctionne mal actuellement.

Ils ne sont que 27% à estimer que la collégialité fonctionne plus ou moins bien et seul 1% des sondés trouve qu'elle fonctionne très bien.

Pour mémoire, le gouvernement suisse travaille selon le principe tacite de la collégialité. Cela signifie que malgré le fait que les grandes forces politiques du pays y sont représentées, celles-ci sont contraintes au compromis plutôt qu'à l'opposition.

Mais depuis l'arrivée au Conseil fédéral de Christoph Blocher et d'Hans-Rudolf Merz en 2004, cette manière de fonctionner est soumise à rude épreuve. A l'image de plusieurs prises de position ou d'attaques personnelles entre ministres qui ont défrayé la chronique en Suisse ces derniers temps.

Il est tout de même intéressant de noter que 44% des sondés soutiennent la représentation actuelle des partis politiques au sein du Conseil fédéral.

swissinfo et les agences

Faits

Selon le sondage publié dimanche par le «SonntagsBlick», la ministre suisse des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey obtiendrait 73% des suffrages populaires.
Suivent Samuel Schmid (63%), Moritz Leuenberger (57%), Joseph Deiss 53%, Hans-Rudolf Merz (48%), Christoph Blocher 37% et Pascal Couchepin 31%.
Le sondage a été réalisé du 14 au 17 décembre 2005 par l'institut Isopublic auprès de 1005 personnes de Suisse alémanique et romande.

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En bref

- Selon le système suisse, les membres du gouvernement sont en principe élus tous les quatre ans par le Parlement.

- Quand un conseiller fédéral prend sa retraite ou décède, sa/son remplaçant(e) est élu(e) par le Parlement. En théorie, tout citoyen suisse peut proposer sa candidature à ce poste mais dans la pratique, le nouveau conseiller est choisi à partir d'une liste soumise par le parti du conseiller sortant.

- Le gouvernement suisse travaille selon le principe de collégialité. Cela signifie que toutes grandes forces politiques du pays y sont représentées et que celles-ci sont contraintes au compromis plutôt qu'à l'opposition.

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