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Ces espèces menacées par le commerce

La protection des éléphants tiendra le haut de l’affiche de la 13e Conférence de la CITES.

(Keystone Archive)

Des représentants de 166 pays se réunissent samedi à Bangkok afin de décider si de nouvelles espèces doivent être inscrites à la liste de la CITES.

Mais la suisse avertit d’ores et déjà qu’aucun progrès significatif n’est possible tant que le commerce des animaux et des plantes menacées d’extinction sera aussi profitable.

Les pays signataires de la Convention des Nations-Unies sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages (CITES) se rencontrent tous les deux à trois ans afin de voter l’ajout de nouvelles espèces à la liste des animaux et plantes déjà protégés.

Une cinquantaine de nouvelles propositions devraient être discutées durant la prochaine rencontre de deux semaines, qui se déroulera jusqu’au 14 octobre en Thaïlande.

A l’heure actuelle, la CITES interdit déjà le commerce global de 600 espèces d’animaux et de 300 types de plantes. Il limite également fortement le négoce de 4’000 autres animaux et 28’000 autres variétés de plantes.

«Le but est de régler le commerce légal et d’assurer une utilisation durable des ressources naturelles», explique Thomas Althaus, responsable de la conservation des espèces à l’Office vétérinaire fédéral.

Egalement chef de la délégation suisse qui se rend à Bangkok, ce dernier relève que la Convention se base sur des «critères scientifiques objectifs» afin de déterminer si une espèce doit être ajoutée à la liste des animaux et des plantes menacées.

«Lors des votes, certains pays vont prendre des décisions politiques. Pour autant, il n’y aura pas de tentatives d’influence mutuelle entre les états membres.»

L’interdiction du commerce de l’ivoire

La CITES, dont la Suisse est l’Etat dépositaire, est entrée en vigueur en 1975. Y figure par exemple l’interdiction du commerce de l’ivoire afin de protéger les éléphants d’Afrique menacés d’extinction.

Selon Thomas Althaus, les dernières prises de position des pays membres du CITES n’ont malheureusement pas découragé ceux qui ont décidé de profiter du commerce des espèces sauvages.

«Prenez la corne du rhinocéros, par exemple, c’est un grand business à l’Est, indique-t-il. En particulier dans la médecine traditionnelle chinoise. Tant que son prix sera aussi élevé, il sera difficile de réguler son commerce.»

Le but de la délégation suisse à Bangkok est de réussir à engager un dialogue constructif dans ce domaine avec les pays concernés.

«La Suisse est un petit pays et ne peut pas faire grand chose toute seule. Mais la médecine chinoise est un sujet important. Il faut donc collaborer avec d’autres états afin de trouver une solution basée sur des produits de substitution.»

«La Suisse a un rôle important à jouer au sein de la CITES, estime pour sa part Richard Lehner, porte-parole de WWF Suisse. Elle peut influencer les discussions concernant le commerce des animaux et des plantes menacées qui passe par l’Europe.»

La situation aux frontières

John Sellar, chargé du contrôle de l’application de la Convention estime que la priorité principale est de faire en sorte que la communauté internationale adhère à l’esprit de la CITES.

«La lutte contre le trafic d’animaux et de plantes sauvages ne constitue pas la priorité des services des douanes internationales, explique-t-il. Pourtant, en fonction de ce qui passe en contrebande, les profits peuvent être supérieurs à un trafic de drogue.»

Les autorités helvétiques affirment prendre la chose très au sérieux. Une équipe d’experts travaille d’ailleurs en étroite collaboration avec les services de douane afin de lutter contre le trafic d’animaux et de plantes sauvages.

«Lorsque de telles marchandises sont examinées à nos frontières, nous devons être en mesure de les identifier afin de déterminer si elles sont en accord avec les indications de la CITES», ajoute Thomas Althaus.

«C’est pourquoi il est important que les douaniers qui repèrent une marchandise suspecte puissent s’en référer immédiatement à des personnes compétentes.»

Ainsi, chaque année, 200 kilos d’articles de contrebande – principalement en ivoire - sont découverts dans les bagages de passagers par le service des douanes de l’aéroport de Zurich.

swissinfo, Ramsey Zarifeh
(Traduction de l’anglais: Mathias Froidevaux)

Faits

La Suisse est l’Etat dépositaire de la ‘Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages’ (CITES), entrée en vigueur en 1975.
Les signataires de ce traité se sont accordés pour interdire la vente d’ivoire afin de sauver les éléphants d’Afrique.
Aujourd’hui, la CITES accorde sa protection a plus de 30'000 espèces animales et végétales.

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