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Chômage en léger recul, confiance à la peine

Le chômage a entamé sa décrue en février dernier (4,3%).

(Keystone)

En Suisse, le chômage régresse depuis six mois. Il a poursuivit sa décrue en juillet (-0,1%) pour s’inscrire à 3,6%, soit 978 chômeurs en moins.

En juillet toujours, le climat de consommation est par contre resté stationnaire. D’où une légère déception des experts.

La tendance est limpide. Depuis six mois, le chômage disparaît lentement mais sûrement des principales angoisses du pays.

En juillet, 143'125 personnes étaient inscrites à l’un des offices régionaux de placement et disponibles immédiatement pour être employées. Avec un recul de 978 chômeurs, le taux est passé de 3,7 à 3,6%, retrouvant son niveau d’août 2003, indique le Secrétariat d'Etat à l'économie (seco).

Reste que sur le plan romand, la réalité est moins rose. La tendance est à la stagnation, voire à la progression.

Le Valais régresse (0,1% à 2,9%), Vaud (5,2%) et Berne (2,6%) restent inchangés, mais Neuchâtel (+0,1% à 4,2%), Fribourg (+0,1% à 2,7%) et Genève (+0,1% à 7%) enregistrent une hausse. Le canton du Jura signe pour sa part la plus forte augmentation nationale (+0,4% à 4,6%).

Dorénavant, six cantonaux déclinent un taux de chômage plus élevé que la moyenne suisse. Dont Zurich et Bâle-Ville.

Les jeunes mal lotis

En juillet, la baisse a surtout touché les hommes et les personnes d’âge mûr. Elle atteint 2,7% et 2,5% pour les 45-49 ans (à 3,1%) et les 50-54 ans (à 2,7%).

Les jeunes, par contre, enregistrent une progression du chômage
(+ 24,2% à 3,2% pour les 15-19 ans et +2,1% à 5,5% pour les 20-24 ans).

L’inégalité est aussi sexuelle. Le chômage a augmenté chez les femmes (+1,6% à 3,9%) et régressé chez les hommes (-2,6% à 3,4%).

En plus de la reprise économique, cette décrue du chômage s’explique aussi par des facteurs saisonniers. Dans le Bâtiment et le génie civil par exemple, la baisse atteint 6,5% (à 3%). Et dans l’hôtellerie et restauration 4,7% (à 9%).

Par contre, l’enseignement (+11,2% à 1,9%) et le secteur recherche et développement (+5,9% à 3,7%) affichent de mauvaises performances.

Une baisse attendue

«Cette baisse de 0,1% en juillet était attendue, indique Astrid Frey, de la banque Sarasin. La lente amélioration sur le marché du travail était anticipée…»

«Il n’en demeure pas moins que les consommateurs continuent à craindre de perdre leur emploi, précise l’analyste. Ce que reflète l’indice du climat de consommation publié jeudi».

Selon le seco, l'incertitude sur l'emploi a en effet diminué en juillet, mais très - trop - faiblement aux yeux des experts. Or, l'embellie conjoncturelle doit d'abord transiter par le marché du travail et l'évolution des salaires pour influencer le climat de consommation.

Globalement, le climat de consommation est demeuré quasiment inchangé en juillet. L'indice s'est inscrit à - 12 points en juillet, contre -13 en avril. Ceci dit, les 1100 ménages sondés sont moins nombreux qu’en avril à penser que la situation économique va continuer à s’améliorer.

Du côté du porte-monnaie, leur situation est restée stable ces douze derniers mois, «à un bas niveau», indique le seco. Et les sondés n'anticipent qu'une modeste amélioration pour le futur.

Une situation pas exceptionnelle

«Il est positif que l'embellie conjoncturelle soit perçue par les ménages», estime Bruno Parnisari, chef du secteur conjoncture au seco. «Mais il n'y a pas encore eu de progrès dans les salaires, c'est pourquoi les consommateurs ne voient pas tout de suite une amélioration dans leurs porte-monnaie.»

«Les consommateurs ne se sont pas emballés face à l'euphorie conjoncturelle des mois passés», rétorque Claudio Saputelli, économiste au Credit Suisse.

La situation helvétique est pourtant conforme à ce que l'on observe à l'étranger. Et selon Bruno Parnisari, «on peut avoir bon espoir pour la Suisse».

swissinfo et les agences

Faits

En juillet, le chômage s’est établi à 3,6%, contre 3,7% en juin
Le nombre de places vacantes annoncées aux offices de travail est passé à 8577 (- 991)
Genève enregistre le taux de chômage le plus élevé (7%), Uri le plus faible (0,9%)
Le Jura a signé la plus forte hausse (+ 0,4%), Schaffhouse la plus solide baisse (- 0,4%)

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En bref

- 2545 personnes ont épuisé leurs droits aux prestations de l'assurance-chômage en mai 2004. A fin juillet, 732 (29%) étaient toujours inscrites à un office régional de placement et 332 autres (13%) avaient trouvé un emploi. Le seco n’a pas d’indication sur le destin des 1481 autres personnes arrivées en fin de droits (58%).

- En juin, le chômage partiel a touché 2’996 personnes
(- 20,2% de moins qu’en mai) et 132 entreprises
(- 29,4%). En juin 2003, ces réductions d’horaires touchaient 10'967 personnes et 868 entreprises.

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