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Ce week-end, une quarantaine d'artistes romands de la chanson se sont donné rendez-vous à Yverdon-les-Bains.

Ce contenu a été publié le 02 septembre 1999 - 09:41

Ce week-end, une quarantaine d'artistes romands de la chanson se sont donné rendez-vous à Yverdon-les-Bains.

Pour commencer, retour au samedi 1er septembre 1979, sous un chapiteau, à Lausanne. C'était la première « Fête à la chanson romande », une fête de douze heures que vinrent acclamer environ 6000 personnes. Michel Bühler (à droite sur la photo), Pascal Auberson, Yvette Théraulaz, Henri Dès (alors chanteur pour les grands), Jean-Pierre Huser, Gaston Schaefer, Michel Buzzi étaient notamment là, et même Gilles, « LE » Gilles, icône vaudoise venue parrainer l'événement et déclamer sa « Venoge » devant un public ému et conquis. Soudain, la chanson romande, non contente d'exister, brillait...

Et puis les choses se gâtèrent. Pas tant que la chanson romande cessât d'exister, non, mais le poids de cette génération-là écrasa la suivante. Désormais, pour les médias romands, tout chanteur local ne méritait plus qu'une vague compassion teintée d'ironie, étant à classer dans la catégorie « post-soixante-huitard attardé aux productions boîteuses et fauchées ». Ce qui était parfois vrai. Et souvent faux.

Depuis quelques années pourtant, les choses ont changé. L'expression « chanteur romand » ne fait plus nécessairement glousser le critique, et cette « Fête de la chanson romande » yverdonnoise, intégrée au festival « Castrum 99 », tombe donc bien. Un marathon de dix-huit heures environ, avec une quarantaine d'artistes. Parmi eux, certains qui étaient déjà là en 79, tels Jacky Lagger, André-Daniel Meylan, Dominique Scheder ou bien sûr Michel Bühler. Et puis des rescapés des années 80-90 : Pascal Rinaldi, Romaine, Denis Alber, Valérie Lou... Et des arrivées récentes comme Gossip, Thomas Ruelle ou les très déjantés Brico Jardin.

On déplorera toutefois que quelques-uns parmi les principaux artisans du renouveau romand manquent à l'appel, qu'il s'agisse du poético-râleur Sarclo, du sombre et beau « Soldat Inconnu », de l'intello-branché Jean Bart ou du lumineux Stéphane Blok.

Bernard Léchot

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