Christiane Brunner candidate à la présidence du PS

Christiane Brunner. Keystone

La conseillère aux Etats genevoise a annoncé samedi, lors de la réunion à Berne du comité central du parti socialiste suisse, qu’elle était candidate à la succession d'Ursula Koch à la présidence du PS.

Ce contenu a été publié le 27 mai 2000 - 20:31

Christiane Brunner n'entend pas être une présidente transitoire, si elle devait être choisie lors du congrès du PS prévu les 14 et 15 octobre à Lugano. Elle a l'intention de rester en poste jusqu'aux élections fédérales de 2003, voire au-delà. Elle ne veut en revanche pas demeurer 15 ans à la tête du PS.

Elle a admis que la direction du PS n'était pas l'ambition de sa vie. Mais le PS et la gauche sont ma vie, a-t-elle ajouté. Et elle arrive à la fin de ses obligations syndicales à la tête de la FTMH en octobre. Il lui plairait dès lors d'intensifier ses activités politiques.

Par son annonce, Mme Brunner ne veut pas empêcher d'autres candidats à se présenter. «Je ne suis pas une icône», a-t-elle déclaré, ajoutant qu'elle saluerait la présence de plusieurs autres prétendants. La conseillère nationale Hildegard Fässler (SG) a d'ores et déjà confirmé son intérêt, dans une interview publiée samedi par le quotidien zurichois «Tages-Anzeiger».

Christiane Brunner ne veut pas faire de l'ombre aux générations plus jeunes. Mais il est peut-être difficile à des jeunes de se présenter, si personne ne montre d'intérêt, a-t-elle estimé. «J'aimerais bien devenir présidente, mais il faut aussi que cela corresponde aux vœux du parti», a-t-elle précisé.

Pour la Genevoise, la lutte contre le démantèlement social, le débat en vue d'une adhésion à l'Union européenne et la lutte contre la xénophobie constituent des priorités.

Christiane Brunner avait auparavant exposé au comité central du PS les propositions du groupe de travail, dont elle est membre, concernant la réforme des structures du parti. Seule la composition de la nouvelle direction (comité directeur) a été contestée. Le comité central l'a élargie à dix membres.

Le groupe de travail, qui comprenait aussi la conseillère fédérale Ruth Dreifuss et le chef du groupe parlementaire Franco Cavalli, souhaitait une équipe «plus efficace», restreinte à sept personnes. Parti et groupe auraient été représentés à part égale par trois personnes, aux côtés d'un secrétaire général, sans droit de vote.

Mais le comité a refusé de donner la part trop belle aux parlementaires et a proposé de ne faire siéger que le président du groupe dans la future direction. Jeunes et femmes devraient en outre continuer d'être représentés chacun par une personne. Enfin trois autres membres de la direction devraient être élus par le congrès.

La réforme des structures est soumise à la consultation des cantons, avant d'être rediscutée le 2 septembre au comité central et finalement par le congrès de Lugano. La base devra alors également se prononcer sur un manifeste concernant le service public. Un rapport intermédiaire comprenant une cinquantaine de thèses a été adopté samedi, sans débat de fonds.

swissinfo avec les agences

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